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    L'Edito

    Délinquance

    Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:4844 Le 26/08/2016 | Partager
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    Les chiffres sur la criminalité ont un rôle hautement stratégique dans la conduite des politiques publiques. Dans la plupart des pays qui s’y sont essayés avec succès,  la mise en place de systèmes de pilotage statistique fiables de la délinquance fait partie des prérequis. Ils ont souvent été le premier niveau de réponse au sentiment d’insécurité. Certes, même si ces indicateurs sont une partie d’un tout qui englobe le travail de proximité auprès des citoyens, la moralisation, la justice, ils traduisent une évolution logique des services de police. Là aussi, comme pour les autres domaines de l’Etat, les exigences de new public management poussent l’administration à tenter de s’inspirer du privé en dirigeant par les objectifs.
    Le niveau de détail fourni par le dernier bilan de l’Intérieur est à cet égard intéressant, mais il faut faire preuve de beaucoup de prudence dans les interprétations. La criminalité est par excellence le domaine qui se prête le plus difficilement à l’agrégation.
    Parler d’une baisse (ou d’une hausse) de la criminalité, en mesurant un panier où l’on consoliderait des délits parfois à l’amplitude hétérogène, ne veut strictement rien dire. A moins de considérer que des variables, comme la chicha, l’attaque au sabre ou le viol, doivent être logées à la même enseigne. Par ailleurs, il y a une dimension qui n’est pas maîtrisée. Les chiffres disponibles pour l’heure  dépendent en partie de la décision de la victime de porter plainte ou pas. On ne comptabilise donc que les PV transmis par la police et la gendarmerie à la justice. Ce qui manque, ce sont les compléments d’enquête auprès des victimes. C’est un maillon décisif. Autrement, le décalage entre  la délinquance vécue et la délinquance déclarée persistera. C’est ce qui alimente la perception d’insécurité.

     

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