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L'Edito

Déficit

Par L'Economiste| Edition N°:1527 Le 28/05/2003 | Partager

Il l'avait promis et il l'a fait: Jettou vient de mettre un point final à l'hémorragie financière de la Sodea-Sogeta. Il en aura coûté quelque 2,4 milliards de DH à la collectivité depuis que l'on sait que ces deux établissements ne sont pas redressables: l'Etat n'est décidément pas un agriculteur et des peuples sont tombés dans la famine pour avoir soutenu le contraire. Fort heureusement, le Maroc n'a pas été assez fou pour collectiviser l'agriculture! Mais depuis 7 ans, chaque semestre, le Conseil d'administration a été assez fou, lui, pour décider de ne rien décider, sauf de remettre encore et encore de l'argent… tout cela en attendant que d'autres sommes soient dépensées en études de tout genre, lesquelles démontraient avec constance… qu'il faut une étude supplémentaire. C'est le drame des conseils d'administration publics: les administrateurs ne sont pas les payeurs mais, plus pernicieux, ils ont entre les mains le pouvoir politique d'interdire aux vrais payeurs, les contribuables, d'exiger des comptes.Toute entreprise déficitaire est une entreprise qui détruit la richesse de la collectivité. Cette proposition ne contient rien d'autre que du bon sens: il faut bien prendre de l'argent quelque part, chez quelqu'un qui a produit des richesses, pour continuer une activité déficitaire.Mais faites ce petit test: dans les cercles dirigeants de Rabat, cercle de fonctionnaires ou cercle de politiciens, dites qu'une entreprise déficitaire détruit la richesse. Ce sera comme si vous aviez blasphémé, énoncé une grossièreté inqualifiable. Vous serez accusé de vouloir remettre en cause le processus de développement du pays, rien de moins. Le patron d'une entreprise publique très connue a payé de sa place l'énoncé de cette évidence: il voulait que l'entreprise qui lui avait été confiée gagne sa vie et celle de ses employés.Au moment où il faut lutter contre les exclusions sociales, les millions de la négligence comptent double dans la conscience collective née du drame du 16 mai.Nadia SALAH

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