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L'Edito

Décote

Par L'Economiste| Edition N°:1476 Le 14/03/2003 | Partager

Les destinations touristiques méditerranéennes s'apprêtent à vivre des jours très difficiles. De l'Egypte au Maroc en passant par la Tunisie, les dégâts collatéraux de la guerre programmée en Irak sur le tourisme pourraient dépasser les prévisions les plus pessimistes. Au récent salon mondial de l'industrie des voyages et des loisirs, tenu dans la capitale allemande, les grands prescripteurs sur le marché des vacances l'ont confirmé: les consommateurs européens, et allemands en particulier, sont tétanisés à l'idée de séjourner dans les pays arabes, et musulmans, de manière générale. Tous les sondages abondent dans le même sens. L'argument invoqué est qu'ils ne s'y sentiront pas en sécurité. Le client, commun des mortels, ne fait aucune différence entre le Maroc, le Liban, la Syrie, la Tunisie, le Bahreïn ou le Pakistan. Les débats qui s'enchaînent sur les plateaux de télévision, où se relayent des experts en tout genre, accentuent cet amalgame et ce sentiment de peur. Les grands TO eux-mêmes affirment qu'il sera difficile (mais pas impossible) de corriger cette perception, même après le conflit. Curieusement, la Turquie, pourtant frontalière de l'Irak et concernée à plus d'un titre par le déclenchement de la guerre, est relativement épargnée par cette désaffection. Du moins sur son marché de prédilection, l'Allemagne. Les Turcs déploient, il est vrai, une artillerie de communication sans commune mesure avec leurs concurrents (ils bradent aussi les prix mais pas la qualité de service).Cette dégradation du rating des "destinations islamiques" sur le marché mondial du tourisme pose un défi à la stratégie de promotion institutionnelle. Pour le Maroc qui se revendique d'une "spécificité", elle sanctionne l'absence de toute stratégie de communication et met à nu le décalage entre le discours d'autosatisfaction et la réalité.Abashi SHAMAMBA

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