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    L'Edito

    Cynisme

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:4918 Le 16/12/2016 | Partager
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    Les mots sont parfois faibles et dérisoires pour décrire certaines situations. Le désastre de la Syrie est déjà répertorié comme l’un des plus grands génocides de l’humanité. Le droit? Cela fait longtemps que cette région du monde l’a enterré et l’on ne sait même plus qui se bat contre qui avec une multitude de belligérants armés par les grandes puissances ou des puissances en devenir qui soufflent sur les braises d’épuration ethnique et religieuse.
    La population civile, et particulièrement les enfants, pris en tenaille, paient le plus lourd tribut de cette violence.  Ils sont au premier rang des drames,  d’une injustice et d’une tentative délibérée de refonder des civilisations millénaires en s’appuyant sur du cynisme politique. Dans ces conditions, les engagements, sur un sujet régulièrement exposé à une rhétorique moralisatrice et incantatoire, sonnent creux. Tout comme la convention internationale sur la protection des droits de l’enfant signée depuis 1989 par l’ensemble des pays du monde... sauf les Etats-Unis! Alors que l’Unicef célèbre ses 70 ans, un chiffre suffit à rappeler l’ampleur de la catastrophe: 250 millions d’enfants grandissent dans des pays en conflit. Il faut rester constamment en éveil pour dénoncer ce qui a l’apparat de l’horreur.  
    Le pire qui puisse nous arriver c’est de se laisser envahir par un sentiment de lassitude, l’impuissance du spectateur,  qui inhiberait notre empathie et notre révolte. Tout en gardant un œil et une pensée pour la pas si lointaine Alep, n’oublions pas que nous avons nous aussi nos guerres. Celles qui consistent à assurer des droits élémentaires à nos enfants, à  lutter contre leur décrochage scolaire, les protéger contre les vulnérabilités sociales et économiques avant que celles-ci ne les poussent vers les drogues, la rue, la délinquance.

     

     

     

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