×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

    L'Edito

    Cyber

    Par L'Economiste| Edition N°:2487 Le 19/03/2007 | Partager

    UNE maxime de la sagesse populaire suggère qu’«on n’est jamais trop prudent». Les cybercafés seraient ainsi devenus de dangereux repaires de candidats au terrorisme, qui sous couvert d’explorer le réseau fomentent des attentats… Comme il vaut mieux prévenir que guérir, certaines communes n’ont rien trouver de mieux que de verrouiller les horaires des cybers. Nous n’en sommes pas encore à la fermeture, mais qui sait… Le cas est intéressant et mérite qu’on le prenne au sérieux dans la mesure où les réponses que l’on peut y apporter conditionnent cette éducation à l’Internet qui manque cruellement à nos écoles et que bon nombre d’élus méprise visiblement encore. Il démontre surtout notre incapacité à rester la tête froide face à des évènements tragiques. Voilà le genre de bêtises à ne pas faire car cela relève de l’imbécilité bureaucratique. Deux kamikazes à Sidi Moumen se sont retrouvés dans un cyber la semaine dernière vers à peu près 22 heures. On connaît la suite. S’il a été la vedette de cette soirée-là, il n’apparaît pas qu’Internet en soit la cause. En tout état de cause, c’est botter en touche un peu trop facilement que d’en faire un outil de délinquance ou de prendre le signe pour ce qu’il indique. Ces communes tentent de mobiliser en jouant sur la crainte diffuse que suscite, auprès de l’opinion publique, le contexte du 11 mars. On pourrait espérer plus de mesures et moins de précipitation dans l’usage du principe de précaution et plus de lucidité dans l’identification du risque au danger. Autrement l’on tombe dans le jeu de ces mêmes ayatollahs que nous voulons justement combattre. Les dangers sont ceux du terrorisme de la pédophilie, qui certes foisonnent sur le Net. Mais ni les cybers ni Internet ne sont responsables des dérives de son utilisation. Pas plus que l’électricité n’est responsable de la chaise électrique.  Mohamed BENABID

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc