L'Edito

Culture

Par L'Economiste| Edition N°:1556 Le 08/07/2003 | Partager

Personne n'y croyait plus. Et pourtant, il a fini par sortir, ce fameux code du travail. Il a donné de grosses sueurs à plusieurs gouvernements. Il a été utilisé comme moyen de pression et de chantage par des syndicats.Gelé, dégelé, regelé… le projet a dû attendre plus d'un quart de siècle avant d'être adopté à l'unanimité par les députés et conseillers la semaine dernière. Souvent avares de propos conciliants, une grande partie des syndicalistes considèrent que l'effet Jettou y est pour quelque chose. L'équipe au pouvoir, selon eux, a instauré un dialogue sérieux et joué un "vrai" rôle de médiateur et d'arbitre entre les partenaires sociaux.De toutes les façons, il fallait le faire. Les entreprises ne pouvaient plus rester otages de chantage; les libertés individuelles ne pouvaient plus continuer à être violées. Malgré son potentiel et ses bonnes occasions d'affaires, le pays voyait partir les investisseurs étrangers, apprenant à ses dépens que sa compétitivité ne se décline plus qu'en termes économiques, elle est aussi juridique. Ce code est considéré comme une véritable révolution, car il introduit une nouvelle culture dans le monde du travail et de négociations entre les partenaires sociaux. Il interdit toute forme de discrimination à l'égard des salariés. Il valorise les RH, améliore les conditions d'hygiène et de sécurité, introduit certaines formes de flexibilité... Bref, un texte remis au goût du jour, inspiré des normes internationales. C'est un changement fondamental et une remise en cause de comportements qui ont pénalisé les structures, et le pays, durant de nombreuses décennies.Aujourd'hui, un immense chantier de sensibilisation doit être déclenché pour mettre à plat les "mauvaises habitudes". Judicieusement mené, ce travail est le rempart contre toutes les dérives… en tout cas, les plus dangereuses.Meriem OUDGHIRI

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