×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

L'Edito

Critères

Par L'Economiste| Edition N°:1866 Le 01/10/2004 | Partager

La polémique enfle sur la fiscalisation des coopératives. Cette polémique va être importante: quand argent, émotion et politique se mêlent, tout se met à mousser énormément. De l’argent, il y en a dans cette affaire, puisqu’il s’agit de faire payer des impôts sur les bénéfices aux coopératives. De l’émotion, on en trouve aussi en belle quantité puisque, depuis une trentaine d’années, les coopératives ont été entourées d’excès d’amour comme d’excès d’opprobre. Enfin, de la politique, il y en a aussi car la proposition de fiscaliser les coopératives va passer devant le Parlement et que les élus, collectivement ou individuellement, sont déjà fortement interpellés par les tenants et les opposants à la fiscalisation.Mais au fait, qu’y a-t-il derrière ce remue-ménage? Les rieurs diront que c’est une bataille de yaourts, entre Danone et Jaouda. C’est vrai mais ce n’est pas la totalité de la réalité, loin de là. L’Etat redoute que la réussite d’une des plus belles coopératives marocaines, Jaouda, ne donne des idées à trop de contribuables, déjà très portés à la fraude, et qui voient dans la coopérative le moyen idéal d’échapper légalement à l’impôt. De plus et peut-être plus grave, le statut des coopératives multiplie les cas de concurrence déloyale déjà scandaleusement nombreux dans le tissu fiscal marocain (et désastreux pour la réputation du Maroc!). Et à ce propos, il faut remettre le dossier à sa vraie place: aucune des coopératives ayant un statut agricole n’est concernée par la réforme. Parmi celles qui restent, très peu sont des Jaouda, remarquablement gérée. On ne peut pas légiférer intuitu personae, on ne peut pas non plus décourager le mouvement coopératif, qui a sa place dans l’économie sociale. Il faut arriver à fixer des critères clairs, faciles à manier et transparents pour trier les vraies coopératives des entités qui sont des entreprises tout à fait normales, surtout quand elles agissent dans des branches concurrentielles.Nadia SALAH

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc