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L'Edito

Crise

Par L'Economiste| Edition N°:3109 Le 16/09/2009 | Partager

Rabat, capitale des eaux! Transports coupés, écoles quasi fermées… la ville a donc connu une longue paralysie administrative et économique. Oui, l’intensité des précipitations était importante. Oui, elle revêt un caractère quasi exceptionnel. Mais faut-il blâmer exclusivement la fatalité?Non, nous traînons malheureusement un lourd passif. Et pas seulement pour les inondations d’hier. L’à-peu-près est partout. Dans la manière de construire nos logements, nos ouvrages d’arts, nos édifices publics. De les entretenir. Là on ferme les yeux sur les normes parce que le contrôle a sans doute été monnayé. Ici l’on fait le pari des économies de bouts de chandelles, et l’on n’est pas trop regardant sur la qualité des matériaux utilisés. Là encore l’on détourne le budget d’entretien… Le coût de cette anticipation peut sans doute être faible par rapport à celui des secours et de la reconstruction. Mais qui en est convaincu? Du coup, chaque fois que ce genre de catastrophes se produit, ce sont les autorités qui sont pointées du doigt. Difficile de ne pas donner raison à l’opinion. L’histoire l’a prouvé à plusieurs reprises. Il y a quelques années le drame de l’Ourika faisait plusieurs victimes tout simplement parce que l’on avait autorisé des constructions sur des lits d’oueds. La semaine dernière à Hay Hassani à Casablanca, des habitations ont été inondées tout simplement parce qu’il s’agissait de quasi chambres clandestines dans les sous-sols!Hier aussi, une image de la gare de Rabat inondée montrait une quasi séguia le long d’un train à l’arrêt. Comment un office de l’envergure de l’ONCF n’a pu prévoir de dispositif d’évacuation des eaux en cas de fortes précipitations? Et en supposant qu’il existe, pourquoi il n’a pas fonctionné?En fait, la vraie crise est là. Dans le déficit d’entretien, d’anticipation, de préparation.Mohamed Benabid

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