×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

L'Edito

Crimes contre les enfants

Par Nadia SALAH| Edition N°:4767 Le 06/05/2016 | Partager
salah_nadia_2015.jpg

Il y a 20 ans, il avait nettoyé, lors d’un premier mandat à l’Education nationale, les cantines scolaires, et ce contre les réseaux de Basri d’un côté et, de l’autre, contre les réseaux de l’opposition politique. C’est encore le même Rachid Benmokhtar qui avait identifié et chassé avec détermination les «profs fantômes», les faux certificats médicaux, les connivences des nominations, les marchandages de postes et les arnaques du «pédagogisme». Et c’est encore lui qui s’était publiquement indigné de voir les élites marocaines négliger à ce point l’enseignement public, dont elles étaient pourtant issues.
Aujourd’hui, personne ne maîtrise plus rien.
Le FMI lui-même confirme que l’enseignement au Maroc est parmi les plus coûteux du monde alors que les enfants sont les avant-derniers de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, là où se trouvent les pires situations scolaires de la planète.
Pire encore: pas un seul parti politique n’a réagi quand la Cour des comptes liste l’immense gabegie du corps enseignant. Rien chez le ministre de la Santé publique, rien chez l’Ordre des médecins qui auraient dû immédiatement lancer des enquêtes sur les certificats médicaux justifiant une partie des 145.000 journées d’absence d’enseignants. C’est comme si 4.000 fonctionnaires de l’EN avaient décidé que, cette année, ils ne feraient pas classe.
En Europe, au XIXe siècle, la gendarmerie passait dans les maisons pour ramasser les enfants et tirer copieusement les oreilles des parents récalcitrants.
Au Maroc, le temps n’est plus à la mansuétude, car des crimes se commettent tous les jours contre les enfants les plus pauvres. Pourquoi ne pas envoyer les gendarmes chercher les enseignants absents et punir de jours de prison les signataires de certificats de complaisance?

 

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS

Vous êtes déjà abonné à L'Economiste mais vous n'avez pas reçu vos identifiants?
Contactez-nous à l’adresse [email protected] pour les recevoir en indiquant: nom, prénom, email, entreprise, fonction et numéro de téléphone.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc