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L'Edito

Crève-cœur

Par Nadia SALAH| Edition N°:4850 Le 05/09/2016 | Partager
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Ne prenons que des données, de la Banque mondiale. Prenons une longue durée, les quinze dernières années,  pour éviter les querelles oiseuses qui ne servent en réalité qu’à enfumer les citoyens de manière à les priver de leur droit de juger.
Quinze ans, c’est quatre gouvernements, tous avec le même Souverain: El Youssoufi, Jettou, El Fassi et Benkirane. Tous étaient servis par des coalitions; tous sont allés au bout de leur mandat. Seule différence: le dernier avait une plus grande autonomie, de par la Constitution, de par une meilleure cohérence idéologique et du fait d’une plus forte légitimation par les urnes.
Or, voilà ce que disent les chiffres, que tout le monde peut consulter sur le site de la Banque mondiale.
Le PIB (en milliards de dollars courants) s’affiche à 38 en 2001. Il a été multiplié par 2,6 en dix ans. Puis une perte sèche, brutale, d’un milliard de dollars,  avec seulement 100,36 milliards en 2015 et une annonce de quasi-stagnation encore pour 2016.
Bien sûr, cela se ressent sur le revenu des Marocains.
Nous avions 1.370 dollars courants par tête en 2001. Ils ont été multipliés par 2,2 en dix ans pour arriver à 3.020 (en pourcentage cela donne 220%!). Après il faut 4 années complètes pour arriver à progresser de 6,7% seulement.
Même phénomène si l’on prend un dollar constant (qui permet d’effacer les faux progrès qui viennent de l’inflation): le revenu par personne grossit de moitié en dix ans, puis ralentit de manière spectaculaire, à 6,6%, dans la demi-décennie suivante.
Quel que soit l’angle de vue, c’est toujours le même crève-cœur.  Le Maroc n’a certes pas eu les désastres qui ont accompagné les printemps arabes. Le Maroc a certes préservé ses grands chantiers de structures (parce qu’ils étaient royaux). Mais il souffre comme jamais il n’a souffert depuis l’Indépendance.

 

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