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    L'Edito

    Créances

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:4954 Le 06/02/2017 | Partager
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    Devenue un poncif des colloques et des médias, la question des impayés va  de pair avec celle du ralentissement conjoncturel. Dès lors, il ne faut guère s’étonner si un peu partout le crédit inter-entreprises s’invite au menu quotidien de la vie économique avec souvent de fortes poussées de fièvre, lorsque le risque de sinistralité n’est pas loin. La loi sur les délais de paiement, ses amendements, on s’y accroche  mais pour en mesurer chaque jour le peu d’impact. La plupart des entreprises le savent, c’est le genre de sujet où il faut agir rapidement car  les chances de recouvrer sa créance s’amenuisent passés 60 jours. Même si le défaut de paiement peut avoir un effet redoutable sur toute la chaîne et sur les PME tout particulièrement, de nombreux fournisseurs hésitent à réclamer leur dû, et encore moins à recourir au recouvrement judiciaire de peur de représailles. Ne parlons même pas des petites créances, non éligibles vu leur taille à des procédures litigieuses budgétivores et chronophages à la fois. 

    Maintenant lorsque le recours aux tribunaux est inévitable, l’appareil judiciaire est directement interpellé sur les impératifs de réactivité  pour permettre au moins des saisies conservatoires avant que les chances de se faire rembourser ne se volatilisent à l’issue d’une insolvabilité réelle ou organisée.

    Le paysage que décrivent ici tant les services juridiques rodés à ce genre d’exercice, que les fournisseurs étrangers, dont certains commencent à douter de la réputation du Maroc, est loin d’être reluisant. Les procédures sont longues et coûteuses pour tout le monde. Cette crise contribue au passage à ouvrir un peu plus la brèche de décrédibilisation des instruments de paiements et du droit des affaires. La lente agonie du chèque que pratiquement plus personne n’accepte,  à moins de le certifier,  a sapé une grande part des acquis. Les créances en «bois» sont en train de faire le reste...

     

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