×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

L'Edito

Courage

Par L'Economiste| Edition N°:3389 Le 22/10/2010 | Partager

Le maire de Tanger a jeté l’éponge. Samir Abdelmoula, élu sous les couleurs du PAM, a démissionné de son poste à la tête de la municipalité, désamorçant ainsi une crise politique qui aura plongé la ville du détroit dans l’immobilisme. Depuis déjà plusieurs mois, rien ne marchait. Le conseil n’a pas voté le budget. Et, on commençait à craindre une rupture dans les services publics. En libérant ce poste, il aura créé de nouvelles opportunités pour d’autres compétences locales en mesure de lui succéder. Le PAM va-t-il conserver la mairie, en proposant un autre nom et d’autres alliances pour former une coalition plus homogène? Ou bien passera-t-il le relais à une autre formation de l’échiquier politique plus proche comme le RNI? Les jours qui vont suivre le diront. Pour l’heure, une chose est sûre: cette démission traduit les dysfonctionnements de notre système électoral. Un mode de scrutin qui aboutit à des aberrations. Des majorités fragiles qui ont porté des présidents sans coudées franches pour gérer la ville. Ce qui pousse certains maires à arrondir les angles pour plaire aux uns et ne pas irriter les autres. Il n’y a pas que Tanger dans ce cas d’espèce. D’autres villes sont bloquées, parce que basées sur des alliances contre-nature, bricolées dans la précipitation et sans projet politique commun. Ce qui se traduit sur la qualité de la gouvernance locale. Des chantiers en retard, des quartiers sales,… autant de maux qui affectent la vie quotidienne des citoyens.Il est incontestable que la Charte communale a verrouillé le système pour assurer aux présidents des conseils une certaine stabilité. On ne peut les renverser que s’ils sont démis par le ministère de l’Intérieur, tuteur des collectivités locales. En claquant la porte, le maire de Tanger fait preuve de courage. D’autres présidents, dans des situations similaires, doivent suivre son exemple. Auront-ils assez de distance pour décoder le message?Mohamed CHAOUI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc