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L'Edito

Contrebande

Par L'Economiste| Edition N°:3969 Le 15/02/2013 | Partager

L'essence algérienne reste une valeur sûre des contrebandiers. Pendant longtemps, cette question a été considérée avec dédain ou  commisération. Lesquels veulent qu'on ferme les yeux quand on peut sur des dérèglements qui maintiennent des régions à l'écart d'un fonctionnement économique normal mais permettent d’acheter une paix sociale.   Du moins lorsqu'il s'agissait seulement de ventes de jerricans  à Zouje Bghal ou sur l'axe Beni Drar-Ahfir-Saïdia. La nouveauté viendrait du fait qu'il y ait maintenant du spin-off vers les autres régions du pays. Que l'effet d'éviction provienne de la décompensation de juin 2012,  là n'est pas le problème. Le problème c'est que tout un pan de l'économie, celui de la filière pétrolière, est aujourd'hui menacé puisque cette dérive plaide  pour l'existence d'une délinquance professionnelle, pour ne pas dire de grand banditisme, plus organisé. A moins de considérer que l'essence algérienne acheminée à Rabat l'est, comme pour la traversée de Oued Kiss,  à dos de mules!
Ces rebondissements rappellent les pouvoirs publics à leurs devoirs pour prendre en main cette crise qui menace l'offre légale de carburants, avec ce qu’elle charrie comme risque de corruption et de qualité des produits.
Les inquiétudes des  pétroliers sont suffisamment appuyées pour qu'on n'épilogue pas longtemps sur les soubassements historiques de leur genèse. Les dysfonctionnements sont seulement devenus plus sérieux. Laisser faire reviendrait à  fermer les yeux sur une situation qui encourage le marché noir à prendre le relais de l’approvisionnement en carburants au Maroc.
Il y a probablement une révolution des mœurs à faire, laquelle passe d'abord par un respect de la loi. Il ne s'agit pas seulement d'intensifier la traque, mais aussi de soigner les maux qui fragilisent la filière dans les régions exposées. Ce n’est pas une mission impossible. Les articles de Marjane sont bien arrivés à chasser dans le nord, et l'Oriental,  une grande part de la contrebande espagnole. Pourquoi l'essence algérienne ferait exception?

Mohamed BENABID

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