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L'Edito

Contournement

Par Nadia SALAH| Edition N°:5063 Le 12/07/2017 | Partager

OCDE, FMI, Banque mondiale sans compter les annuaires spécialisés comme le «Doing business»,  ou son petit frère le Forum de Davos et encore les publications de l’IRIS comme de l’IFRI, celle de l’Organisation internationale du Travail, celle du Tourisme ou encore du Commerce… Existent aussi les analyses moins connues mais tout à fait publiques qu’effectuent les partenaires du Maroc, à commencer par le premier d’entre eux, la France. 
Globalement ces rapports sont dans une neutralité plus ou moins bienveillante. Ils donnent des informations justes et utiles.  On notera, pour le saluer, qu’El Othmani offre à ces travaux les porte-voix pour s’adresser directement à l’opinion publique.
A quoi servent ces exercices construits sur le travail fait au Maroc par les hauts fonctionnaires et les associations professionnelles? A deux choses.
Le but le plus simple est de donner des angles d’observation différents, des critères nouveaux d’analyse. En un mot, sortir de l’entre-soi en accroissant le niveau de partage des informations.
Le deuxième objectif est plus sophistiqué: ces rapports sont autant de feuilles de route allant dans le même sens. Ils ne sont pas aussi impératifs que le Programme d’ajustement structurel de 1983-93. Mais, s’ils manquent d’autorité, ils ont la cohérence, la vision d’ensemble qui fait défaut à notre classe politique. 
La Constitution a placé une grande part de la conduite du pays entre les mains des partis. Mais elle n’a accordé aucune attention  à un souci majeur: la nécessaire montée en puissance de leurs compétences économiques, sociales… 
Pour dire les choses sans détour, ces organisations internationales et leurs rapports servent à contourner les incapacités et donc les résistances des corps intermédiaires.  
Le contournement, un trait de la culture politique du Maroc. Une originalité utile certes, mais qui fonctionne, poussivement,  à l’usure.

 

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