×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Le prix de L’Economiste pour la recherche en économie, gestion et droit
    L'Edito

    Continuité

    Par L'Economiste| Edition N°:4074 Le 15/07/2013 | Partager

    LE déplacement du Roi Juan Carlos sera  une autre occasion pour re-tester le moteur maroco-espagnol. Il ne faut pas être déçu s’il n’en sort aucun accord spectaculaire. L’heure est surtout à rassurer sur la qualité du couple. Madrid renforce un peu plus les digues érigées par son  chef de gouvernement, Mariano Rajoy. En dépit des réserves formulées en début de mandat, sur les éventuelles conséquences sur la météo entre les deux pays,  nous n’avons rien entendu d’inquiétant depuis l’arrivée au pouvoir du chef du Parti populaire. Lequel a pris soin jusque-là d’éviter des prises de position qui peuvent avoir des effets anxiogènes sur la coopération avec le voisin du Sud. En tout état de cause, les deux pays ont toujours su compter sur des acteurs solides de la diplomatie économique: les entreprises. Depuis des années, elles ont su subtilement éviter les clivages et les mines, parfois imprévisibles, qui surgissent sur le parcours. La conjoncture donne qui plus est un cachet particulier à l’idylle: Marocains et Espagnols sont réunis dans la même inquiétude face à la crise. Sommes-nous d’accord sur tout?  A vrai dire, non. Exemple frappant, la question du Sahara, laquelle fait souvent des vagues. Même différence de vue sur ce que l’Europe devrait accepter, aux yeux des Espagnols,  sur certains quotas marocains à l’export. D’autres sujets clivants concernent de temps à autre les questions migratoires. Au-delà, il y a probablement  un travail sur la perception. Les clichés et les préjugés bien ancrés qui subsistent  chez une grande partie de la société espagnole - c’est ce que disent les sondages - indisposent  les voisins marocains. Le plus terrible c’est qu’ils se nourrissent du poids de l’histoire. La bonne nouvelle c’est que les deux nations ont toujours fini par transcender leurs désaccords. Il y a visiblement une méthode pour surmonter les pannes. Il y a donc de quoi se rassurer: ce sont des indicateurs de continuité.

    Mohamed Benabid

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc