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L'Edito

Constructions immatérielles

Par Nadia SALAH| Edition N°:5565 Le 26/07/2019 | Partager
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D'abord deux données, prises dans l’énorme ventre à chiffres de la Banque mondiale: le revenu national par tête a doublé (de 1.460 à 3.090 dollars par tête, soit une multiplication par plus de deux sur les vingt dernières années); le taux de pauvreté s’est effondré, divisé par 4,  entre 1998 et 2013, de 16,3% à 4%.

Plus surprenant encore, le nombre de pauvres en valeur absolue a chuté. Ce qui est assez rare dans le monde. Et ce malgré le ralentissement économique de la dernière décennie. Contrairement à ce que l’on raconte partout, le Maroc est donc un champion de la lutte contre la pauvreté. 

Au début du règne de Mohammed VI, il n’était pas facile de croire dans la capacité de changer la donne à ce point. Et pourtant ça a marché, avec cet effet étrange où beaucoup de citoyens s’engagent, alors que dans leur tête, c’est encore des chiffres d’avant qui dominent.

Autre chantier immatériel du règne, le droit de la famille, domaine miné s’il en est. Pleins de bonne volonté, les partis de gauche avaient lancé une «promotion de la femme». Calmes mais déterminés, le PJD et les groupes islamistes ont tout gelé.

Comme d’habitude quand la société se bloque, elle demande l’arbitrage de son Roi. Ce fut l’occasion de sortir par le haut, avec la Moudawana, plus une démarche politique au Parlement, qui fit d’une loi céleste une loi des hommes. Personne ne dit le contraire: sans le Souverain, on n’y serait jamais arrivé. Peut-être se serait-on entredéchiré comme en Algérie?

Schéma similaire en 2011, sur les printemps arabes où, encore une fois, le Maroc s’appuie sur son Roi afin de sortir par le haut. Naît une Constitution, peut-être encore un peu trop grande pour notre époque. Il faut aller l’habiter davantage et y élever les enfants.

Même démarche pour les arts, pour l’architecture, l’énergie,…  et pour la religion, domaine particulièrement «casse-gueule», surtout si l’on veut démocratiser dans la même foulée…

 

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