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    Construction

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5251 Le 13/04/2018 | Partager
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    Les pouvoirs publics font à juste titre le pari d’un renforcement des passerelles avec l’entrepreneuriat social. La décision de remettre de l’ordre dans les subventions aux associations en est une parfaite illustration. Pourvu que l’élan perdure. Les attentes sont énormes par rapport à des initiatives qui peuvent aider à traiter des problèmes assez pressants de la société marocaine.

    Environ 1 milliard de DH, dont 400 millions provenant des régions, est distribué à des associations pour intervenir dans les secteurs sociaux. Ce n’est donc pas une petite somme qui est en jeu. Comment s’assurer que l’argent arrive bien là où il devait être ou, pour le dire autrement, comment s’assurer de la rentabilité de l’investissement social? Les déperditions entre les intentions et les réalisations sont régulièrement pointées du doigt.

    Les consignes des «donneurs d’ordre», l’Etat dans le cas d’espèce, sont au départ prescriptives. Elles fixent les orientations, mais ont besoin d’un travail de portage pour les faire vivre. Lorsque l’inertie de l’exécution se double de pressions politiques pour réorienter les aides vers les électeurs, les projets perdent forcément en efficacité… lorsqu’ils ne sont pas tout simplement détournés. D’où l’idée de se tourner vers les initiatives qui ont su éviter ces écueils. L’INDH en est une.

    A son lancement, ce programme était un ovni dans le champ de l’action sociale, regardé plus comme un objet de curiosité institutionnel que comme un tremplin pour des projets sociaux, capables de transformer le quotidien des gens dans les villes et les campagnes. En déployant une grille d’évaluation et de mesure de l’impact, l’INDH n’est plus contestée sur son statut d’innovation sociale.

    Aujourd’hui, le succès du modèle est analysé partout et s’exporte même sur le continent.

    C’est cette construction qui doit inspirer les associations dans leurs rapports aux subventions.

     

     

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