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L'Edito

Confiance

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5641 Le 26/11/2019 | Partager
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Le Parlement doit au plus vite ouvrir une enquête sur certains marchés de médicaments, où pèsent des soupçons de collusions ou des risques sanitaires.

L’affaire des appels d’offres pour l’hépatite C ou plus récemment celle des antituberculeux associés à des effets secondaires graves d’hépato-toxicité, dont 5 décès identifiés, méritent à la fois des explications et de la réactivité.

Les hésitations sur le premier feuilleton, avec son lot de mystérieuses annulations, sur fond d’enquêtes journalistiques orientées, de vrais-faux limogeages de fonctionnaires du ministère de la Santé, dont on ne sait pas s’ils sont coupables ou victimes expiatoires, nourrissent depuis des semaines de fortes inquiétudes chez l’opinion publique.

Laquelle aimerait bien être rassurée sur l’absence de trafic d’influence. L’inaction sur le deuxième cas, alors que les notes alertant en interne remontent à plus d’une année, est beaucoup plus grave si les liens de causalité traitement-coût humain sont avérés.

En tout état de cause, ce genre d’affaires a des conséquences réputationnelles importantes car il met à mal la confiance, laquelle est un pilier majeur dans le processus d’amélioration de la santé publique. Cette confiance se justifie pour deux raisons.

D’abord le ministère qui en a la responsabilité reçoit près de 6% des richesses nationales. Même si au demeurant ce budget peut paraître insuffisant, il ne peut dédouaner ni des exigences de bonne gestion des deniers publics ni de celles de reddition des comptes. Ensuite, la santé n’est pas un service comme les autres dans la mesure où elle croise l’un des droits les plus fondamentaux, le droit à l’intégrité physique.

Dès lors, plus que dans d’autres domaines, le système doit être extrêmement attentif à sa perception, doit traquer le moindre petit indice de déficit d’éthique et reste interpellé sur une obligation d’objectivation sur l’ensemble de ses actes. Un devoir de vigilance qui se justifie d’autant plus que ceux qui y travaillent ne peuvent pas tous être pris en défaut et payer à la place de quelques comportements déviants.

 

 

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