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L'Edito

Concurrence

Par L'Economiste| Edition N°:2852 Le 03/09/2008 | Partager

La protection du consommateur contre les excès de prix, un sujet récurrent que l’on réchauffe opportunément pour le mois de Ramadan, mois de boulimie par excellence. En attendant une mise à niveau, hypothétique pour l’heure, de la répression des fraudes, le chantier le plus intéressant à suivre se situe un peu plus en amont. La réactivation du conseil de la concurrence à travers la nomination d’un président est censée donner plus d’efficacité au dispositif et surtout plus de lisibilité. Il y a de fortes attentes par rapport à ce chantier, notamment sur les moyens que l’autorité doit se donner. Ces moyens seront-ils suffisants au regard des enjeux? D’abord les moyens de son indépendance qui sera vraisemblablement le gage de sa crédibilité. Un système transparent et indépendant du pouvoir politique, c’est à la fois dans l’intérêt et des consommateurs et des entreprises. Pour les consommateurs, car il les protège de certains excès de l’économie libérale dus à des situations de rentes, à des privilèges. Pour les entreprises, car il leur permet d’envisager, lorsqu’elles sont sanctionnées, des voies de recours en connaissance de cause. Ensuite, l’efficacité de l’instance de la concurrence est une question de logistique tout court, car sans un maillage territorial important, sans des circuits efficients pour faire remonter l’information, il sera toujours tentant d’adopter une attitude passive, privilégier les plaintes avant d’enclencher des procédures. Le conseil de la concurrence est amené à tenir compte de cet impératif de couverture, comme en avait d’ailleurs pris conscience le gouvernement: l’ex-ministre chargé des Affaires générales du gouvernement, Talbi El Alami, ainsi que son successeur Nizar Baraka s’étaient souciés de lancer leurs propres contrôles et enquêtes thématiques. Le conseil de la concurrence pourrait s’en inspirer pour sa feuille de route.Mohamed BENABID

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