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L'Edito

Comptant

Par L'Economiste| Edition N°:1416 Le 14/12/2002 | Partager

Dis-moi comment tu payes, je te dirai qui tu es. Ne jugez pas la modernité d'un chef d'entreprise sur son discours ou sa certification ISO, interrogez plutôt ses fournisseurs. Car le retard de paiement, qui devient vite impayé, est notre vice managérial national. Comme l'Etat le pratique à grande échelle, la CGEM a proposé pour la loi de Finances un amendement pour soumettre l'Etat aux intérêts de retard. Les parlementaires nouveaux devraient l'adopter, s'ils veulent un Etat de droit, qui entretient avec l'entreprise et le citoyen des rapports d'équilibre et non d'abus. L'Etat taxe automatiquement le contribuable pour retard; lui, ses collectivités locales ou ses entreprises publiques devraient être taxés pour le même mal. Car ils en font sur les trésoreries d'entreprises avec des surcoûts financiers, des déséquilibres qui peuvent conduire à la faillite. Le pire est l'effet boule de neige, chacun répercutant son “trou” sur ses fournisseurs, sur ses salariés, qui, eux, le répercutent sur l'épicier, le loyer, la cotisation du syndic... Les administrations se cachent derrière leurs procédures prétextant la bonne gestion des deniers publics. Argument fallacieux. Il y a des gaspillages et des détournements dans ces lenteurs bureaucratiques.Si nos députés les forçaient par la loi, les administrations pourraient même payer comptant. Le taux pour retard public pourrait au passage devenir obligatoire et automatique pour les retards entre entreprises privées. Ce serait une trithérapie de choc contre l'économie de stagnation et de méfiance où nous sommes installés, où la “crise” ne signifie pas moins de chiffre d'affaires, mais “l'argent ne circule pas”.A défaut, si l'Etat premier opérateur ne paye même pas à temps, c'est qu'il se paye vraiment de nos têtes. Khalid BELYAZID

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