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L'Edito

Complicités

Par L'Economiste| Edition N°:1965 Le 24/02/2005 | Partager

Il faut aller plus vite. La Banque Mondiale a raison: des réformes comme celles de la compensation ou de l’administration traînent depuis près d’un quart de siècle. On en parle depuis le milieu des années 70 et au bout du compte, les changements se résument à un mot: Epsilon. La compensation et le poids de la masse salariale constituent les deux principales hémorragies budgétaires, celles qui font que l’Etat est si affaibli qu’il lui reste très peu de marge de manœuvre pour les actions de politiques économique et sociale. On est là sur les niveaux où l’argent se compte en dizaines de milliards de DH et, plus important encore, où se structurent les rapports économiques et sociaux déterminant directement les retards de développement du pays.En fait, plus le montant est gros, plus l’effet sclérosant est important, moins cela se voit, moins cela se traite. Il est plus facile d’attraper un employé qui prend 10.000 DH dans la caisse que d’arrêter de jeter par la fenêtre des milliards de DH pour des subventions qui ne servent à rien. C’est plus aisé, et en plus, c’est politiquement payant. Le ministre qui attrape un fonctionnaire indélicat et l’envoie devant la Justice, se taille tout de suite une réputation d’homme d’action intègre et soucieux du bien public. Si dans le même temps, ce même ministre louvoie pour ne rien faire sur les grands enjeux de politique sociale, personne ne le lui reprochera.En fait, ces enjeux-là devraient être le souci quotidien des partis politiques, surtout ceux de l’opposition. Ceux-ci devraient avoir un intérêt majeur à obliger la majorité à faire les réformes: un casse-tête de moins quand l’opposition passera au pouvoir. Mais non! Depuis un quart de siècle, une complicité malsaine réunit l’éventail politique, avec ou sans élections transparentes, pour ne toucher à rien.Finalement, heureusement qu’il y a des institutions internationales comme la Banque Mondiale et le FMI!Nadia SALAH

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