×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

L'Edito

Complètement out

Par L'Economiste| Edition N°:2243 Le 28/03/2006 | Partager

Comme tous les ans, à pareille époque, c’est la même équation pour les parents qui ont des enfants en bas âge: où trouver une «bonne» école pour scolariser son chérubin? Avec ou sans moyens, le premier réflexe des ménages est de s’orienter vers le privé, tant la méfiance envers l’enseignement public est générale. Il faut rappeler au passage que l’Etat consacre un quart de son budget à l’Education pour les résultats que l’on sait. Mais c’est une autre affaire.S’il reconnaît qu’il ne peut scolariser tout le monde, l’Etat devrait au moins se donner les moyens d’une vraie régulation et pourquoi pas, d’incitation, s’il le faut, de l’enseignement privé. Aujourd’hui, nous n’avons ni l’un ni l’autre. La régulation est complètement absente dans un domaine pourtant crucial pour l’avenir du pays. A l’exception d’un contrôle tatillon (et à la tête du client) du soi-disant respect des programmes officiels, les pouvoirs publics sont complètement out. Les inspections pédagogiques sont bidon et de toute façon, elles n’ont d’inspection que le nom. Parents et élèves sont livrés à eux-mêmes. Pour ouvrir une école, et en dépit de l’apparence des «conditions à remplir» et d’une procédure bureaucratique, tout le monde sait que l’on peut acheter n’importe quel document pour avoir l’autorisation d’ouverture. Personne ne se soucie des capacités professionnelles du promoteur ou de ses moyens techniques et financiers. Résultat: n’importe qui, pourvu que l’obstacle du local soit levé, peut s’improviser responsable pédagogique. On se retrouve dans une véritable jungle où les rares professionnels sont noyés par des aventuriers. Le plus grave est que par sa propre défaillance, l’Etat met tout le monde dans le même panier. Les hésitations autour du contrat-programme en sont la preuve. La question de la fiscalisation est juste l’arbre qui cache la forêt. Nos pauvres enfants!Abashi SHAMAMBA

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc