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    L'Edito

    Compétences

    Par L'Economiste| Edition N°:2423 Le 15/12/2006 | Partager

    La globalisation concerne les marchandises et les capitaux… et aussi les hommes. Evidemment, puisque l’on parle davantage des visas et des contrôles de police, on a l’impression que la globalisation ne concerne par les humains. En réalité, ils sont concernés aussi. De nombreux pays utilisent toutes sortes de stratagèmes pour attirer chez eux les professionnels dont ils ont besoin. Une infirmière diplômée marocaine n’aura pas vraiment de difficulté à obtenir un visa et une carte de séjour dans la plupart des pays européens, qui manquent de ces professionnelles de la santé. Inversement, la direction des investissements a bien raison d’ajouter un chapitre «style de vie» à son argumentaire: ceux qui s’installent pour investir au Maroc ont des chances d’y trouver une vie plus agréable qu’en Europe.Il y a bien une internationalisation des compétences. Elle peut impacter la gestion des ressources humaines d’entreprises. Qui ne connaît pas, parmi ses collaborateurs et ses collègues, quelqu’un ayant émigré au Canada? De même, de nombreux informaticiens sont partis, alléchés par les salaires ponctuellement offerts en Occident pour aider à passer le «bug de l’an 2000»: ici les salaires se sont alignés, tout aussi ponctuellement. Ce qui montre bien que les frontières des compétences humaines ne sont pas aussi étanches qu’on le croit.Et voilà que c’est au tour du tourisme. Mais il y a une grande différence: ce ne sont plus des décisions individuelles. C’est une entreprise financée par l’Etat, donc par les contribuables, l’Anapec, qui organise l’émigration des compétences.Et là, nous ne sommes pas dans un système normal. Il est tout simplement scandaleux que le contribuable paye pour former des hommes et des femmes, dans le cadre d’un énorme effort de développement du secteur, et que ces mêmes contribuables soient obligés de payer encore une fois pour exporter ces compétences encore rares!Nadia SALAH

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