×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste

L'Edito

Compensation

Par L'Economiste| Edition N°:3112 Le 22/09/2009 | Partager

Le ministre des Finances a lancé l’idée que les conventions d’investissements soient étudiées en relation avec l’impact sur la balance commerciale et/ou la balance des paiements. Ce n’est pas trop tôt! Mais ce n’est pas suffisant.Nous avons une balance commerciale désastreuse, qui n’est plus compensée par la balance courante. La dégradation est très préoccupante. Le petit répit qu’on va observer cette année va sans doute être présenté comme une grande victoire économique par le gouvernement, mais ce sera un mensonge: le répit ne vient que de la baisse des prix du pétrole et des importations de céréales. Rien qui soit le résultat d’une stratégie économique, juste du hasard. Un hasard qui ne devra pas nous masquer la poursuite de la dégradation de nos positions commerciales.Et pourtant en face de la catastrophe, il n’y a toujours rien de sérieux, que des visions étriquées, parcellaires, sans rapport avec la globalité des difficultés qui nous guettent.Il faut changer d’échelle et de rythme. Au-delà des conventions d’investissements, pourquoi ne pas faire comme tout le monde? Chaque pays négocie ses gros contrats d’achats publics avec des compensations d’investissements, de production, de transfert de technologie… Mais pas le Maroc, où chaque acheteur se considère comme une petite principauté indépendante. Or les trains, les avions, le matériel militaire, le tramway… tout cela peut, tout cela doit être traité dans le cadre global de la politique économique. Par chance, le Maroc a encore les réserves financières pour co-investir avec ses partenaires et agir enfin structurellement pour renverser la désastreuse tendance de la balance commerciale. Bien sûr, des dents vont grincer. Bien sûr, il y aura de la mauvaise volonté. Mais mathématiquement, c’est ça ou bien on sera obligé de refermer la frontière et de redonner les clefs de la souveraineté marocaine au FMI et à la Banque mondiale.Nadia SALAH

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS

Vous êtes déjà abonné à L'Economiste mais vous n'avez pas reçu vos identifiants?
Contactez-nous à l’adresse [email protected] pour les recevoir en indiquant: nom, prénom, email, entreprise, fonction et numéro de téléphone.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc