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L'Edito

Communication

Par L'Economiste| Edition N°:1716 Le 02/03/2004 | Partager

Le ministre de la Santé publique refuse de répondre aux questions sur l'équipement de l'hôpital d'El Hoceïma et renvoie ses interlocuteurs vers… le ministre de l'Intérieur! Des pompiers espagnols parqués, sans explication, à l'aéroport, tandis que les secouristes, y compris algériens, sont sur le terrain. Et bien d'autres contradictions encore…Des détails, car ce n'est pas cela qui aurait changé la face des secours. Mais ce sont exactement les détails qui cassent tout. Ils sont par eux-mêmes un message auquel les gens s'adaptent très vite en tirant la conclusion: «Il faut se débrouiller seul, car on ne peut pas compter sur eux» («eux», c'est-à-dire l'Etat). Et c'est effectivement ce qui s'est passé: beaucoup se sont débrouillés seuls, accroissant par conséquent le chaos général.En fait, ces «détails», qui n'en sont plus, dénotent de graves manquements dont il faut se préoccuper. En effet, ils ont deux explications possibles: ou bien le «responsable» ne se sent pas assez sûr de lui pour exercer la responsabilité pour laquelle il est payé, ou bien la mentalité féodale a repris le dessus, les pouvoirs politiques ne se sentant pas comptables de leur travail devant les citoyens-contribuables.Dans un cas comme dans l'autre, le fonctionnement intelligent et démocratique du pouvoir politique est en cause. Les règles actuelles de fonctionnement ne sont pas celles du monde moderne, où il faut prendre ses responsabilités et rendre des comptes. L'organisation de la chaîne de commandement est restée celle d'un système archaïque: il ne méprise pas les gens, il les tient pour incapables d'initiatives opportunes. Il considère donc qu'il n'est nécessaire ni d' informer, ni de prouver puisqu'il suffit de se faire obéir. Mais sur le terrain, rien ne fonctionne plus ainsi: les pouvoirs publics n'ont plus en face d'eux une masse ignorante et craintive. Ce sont des citoyens, exigeants et bien adaptés au système moderne, lequel passe d'abord par une bonne communication.Abdelmounaïm DILAMI

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