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L'Edito

Commission

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5655 Le 16/12/2019 | Partager
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Le démarrage de la Commission spéciale sur le modèle de développement est acté. La diversité du casting confirme les ambitions dans une démarche qu’il est permis de ranger au rayon des initiatives d’administration consultative.

Ne l’oublions pas, le sujet n’est pas que technique. A côté des questionnements de fond, se sont tissés, au fil des ans, des enjeux de mobilisation générale ainsi que des interrogations sur l’approche à adopter pour faire converger des intérêts parfois divergents. Le modèle de développement se voit ainsi apporter au fonctionnement démocratique une occasion de renouvellement méthodologique.

Les transformations qui doivent être négociées sont censées être incarnées par les différentes composantes de la société dans une co-construction où les acteurs institutionnels ne se trouvent plus en centralité dans le processus de réflexion, voire, si la démarche est couronnée de succès, de conception de futures politiques publiques.

C’est une inflexion majeure en ce sens où des pratiques délibératives, dans un cadre différent de celui auquel on assiste habituellement en démocratie participative, se voient dotées d’un potentiel de changement, voire idéalement de rupture, sur un sujet  important. Le CESE se positionne déjà dans cette configuration, avec à l’évaluation, cependant, une faible incidence  (si ce n’est sur la fiscalité où ses recommandations ont servi partiellement de base de travail aux assises).

C’est ce déficit d’impact que la commission cherchera sans doute à éviter dans une logique qui se veut être bien ancrée dans son époque, c’est-à-dire réticulaire  et ouverte sur son environnement. Le succès n’est pas d’emblée assuré.

L’alchimie à créer est attendue sur sa capacité à la fois à exploiter au mieux les compétences individuelles et à en extraire des gisements de compétence collective. Le tout en restant vigilant sur le risque de résistance/crispation chez les parties prenantes. La Commission a aujourd’hui le bénéfice du doute. Mais dans un peu plus de six mois, elle ne sera pas évaluée à ses têtes, mais à ses faits.

 

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