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    Colossale gabegie

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5311 Le 10/07/2018 | Partager
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    Voilà 8 années, bien lire huit ans, que la Samir pèse sur le tissu économique marocain, sans solution sans décision. Le principal actionnaire de la raffinerie s’est retrouvé en délicatesse avec le gouvernement de Riyad dans son propre pays. Ce qui aggrave le problème du Maroc. La Samir donne une désastreuse image économique: un pays mou où personne ne décide de rien, mais où l’on est capable d’accorder d’énormes faveurs à des gens qui manquent à leurs devoirs les plus évidents. En effet, le ministère des Finances de l’époque a permis que soient soustraits du budget de l’Etat quelque 45 milliards de DH de droits et taxes (autant que le meilleur chiffre d’affaires annuel de la Samir!). Par comparaison, la plus chère des plus chères de toutes les opérations de fermeture avait été jusque-là la mine de Jerada. On sait ce qu’il est advenu quand les retraités ont atteint, les uns après les autres, le bout de leur vie. Les familles n’avaient plus de quoi survivre. Cela avait coûté 8 milliards, avec un passage explicatif devant les élus.
    Rien de tel dans l’affaire Samir: les créances fiscales ont été abandonnées sans en référer au Parlement, pourtant seul habilité à voter les dépenses et recettes de l’Etat. Et ces petits actionnaires floués à qui, de 2011 à 2014, des «analystes boursiers» recommandaient d’acheter les titres de la Samir! Et en plus, les milliards empruntés aux banques, qui attendent encore d’être remboursées, sans que la Samir n’engage d’investissements de dépollution: «Plus c’est gros, plus ça marche». 
    Il faut être clair: le raffinage pétrolier n’est plus une activité stratégique depuis les années 1980-90. Ce qui l’est depuis, aujourd’hui encore plus qu’hier, c’est le stockage. Or les pouvoirs publics ont tant manqué à leur tâche qu’on ne peut même plus récupérer les grandes citernes. 
    La seule chose gagnée dans cette colossale gabegie, c’est qu’on respire mieux en ville.

     

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