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L'Edito

Cochon

Par L'Economiste| Edition N°:3016 Le 04/05/2009 | Partager

LA fièvre porcine est à nos portes. La psychose aussi. Le principe de précaution est important, mais la multiplication de cas d’abattage de porcs, dans des mises en scène spectaculaires, où l’effet recherché n’est pas loin du méli-mélo mystique, voire du bûcher, frôle le grotesque. Inutile d’aller plus loin. La population a légitimement le droit de s’interroger sur la qualité du dispositif sanitaire existant. Avec une bonne information et une grande lucidité. La communication apparaît bien évidemment dans ce cas de figure comme étant l’exercice le plus difficile. Attention à ne pas la rater, car le challenge n’est sans doute pas dans les symboles! Il est plutôt dans le renforcement des capacités de surveillance et de détection précoce des animaux atteints. Ce sera sans doute le plus gros défi pour les années à venir. Le porc a beau avoir dans l’inconscient collectif musulman l’image de l’animal impur, il ne peut en aucun cas concentrer l’exclusivité du risque. Nous avons été jusque-là épargnés par la grippe aviaire, mais ce n’est pas encore gagné. Le Maroc, qui se situe sur l’un des principaux couloirs de migration d’oiseaux, pourrait se retrouver avec d’autres foyers d’infection qu’il faudrait savoir gérer avec efficacité. En disposant d’un système de détection efficace, d’un bon maillage vétérinaire, d’éleveurs organisés et formés aussi, de manière à ce que chacun soit à son poste et sache ce qu’il doit faire dans les situations d’urgence. De la même manière, nous savons pertinemment qu’il existe des risques d’infection structurels en raison d’une situation sanitaire déplorable dans bien des abattoirs. Il est d’ailleurs de l’intérêt de tous, et du ministère de l’Intérieur en particulier, de faire pression sur le plan politique pour accélérer les réformes. Réformes sur lesquelles tous les départements de l’Agriculture ont échoué pour l’heure. Et pas besoin d’accabler le cochon. Mohamed BENABID

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