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L'Edito

Citoyens

Par L'Economiste| Edition N°:1191 Le 23/01/2002 | Partager

Une mère tenant son enfant par la main descend du trottoir pour marcher sur la chaussée. Elle met ainsi son enfant en danger, tout comme elle se met en danger elle-même. Mais elle ne peut pas faire autrement, car le trottoir est coupé par la terrasse d'un café, par des voitures stationnées… par des commerçants "ambulants" qui "ambulent" fort peu depuis qu'ils ont construit des magasins sauvages barrant le chemin des piétons.Ces scènes étaient si fréquentes que personne n'y faisait plus attention. Pourtant, ces scènes en disaient long sur la déliquescence de l'Etat: quel était cet Etat réputé fort, voire abusif, qui n'arrivait pas à faire respecter la loi et le bon sens sur ses trottoirs? Quel était cet Etat qui laissait mettre en danger des enfants sous prétexte de "politique sociale" vis-à-vis des commerçants, garagistes ou cafetiers? De quelle politique sociale, de quel esprit civique parlait-on?Dans presque toutes les villes du Royaume, se déroulent actuellement des opérations de retour au bon sens. Les observateurs pensaient que ces opérations susciteraient protestations, interventions… pour empêcher les élus, les gouverneurs et les walis de remettre de l'ordre. Ce n'est pas le cas.A Tanger, à Casablanca, à Fès, à Marrakech, à Rabat… les cafetiers, d'assez bonne grâce, ont retiré leurs tables à l'intérieur de la limite d'occupation, les carrossiers ou garagistes ont cessé de considérer que les trottoirs étaient une extension obligée de leur local… Sans cri et surtout sans larmes de crocodiles, l'espace public redevient ce qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être, c'est-à-dire public. C'est simple, c'est évident, et pourtant c'est une sacrée victoire citoyenne que les élus et les autorités locales sont en train de remporter.Nadia SALAH

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