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    L'Edito

    Cinq ans

    Par Abdelmounaïm DILAMI| Edition N°:4872 Le 10/10/2016 | Partager
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    Les Marocains peuvent se féliciter pour le déroulement des dernières élections. Après les derniers scrutins, on peut maintenant considérer que le Maroc maîtrise les processus électoraux. Il faut d’ailleurs en féliciter le ministère de l’Intérieur qui, malgré les dénigrements préalables, a conduit sa tâche avec succès. Sans parti pris.
    Mais voter n’épuise pas les sujets de démocratie. Bien au contraire.
    La grande question, la grande inquiétude aussi, est de savoir si la même politique gouvernementale va continuer cinq ans encore.
    Le gouvernement sortant fut effectivement l’expression du résultat des urnes. Cependant, il ne peut être considéré comme un succès au niveau de la gestion de l’économie du pays. Bien au contraire. Le Maroc, son économie et son niveau social ont souffert. On peut dire que ce fut là le prix à payer pour mener à bien la transition démocratique. Mais le Maroc ne peut s’offrir le luxe de continuer cinq ans de plus, sur le même modèle. Le Maroc en sortirait ruiné.
    L’équipe sortante, à quelques exceptions près, a privilégié la politique politicienne. Malheureusement, les discours populistes, les polémiques secondaires ne suffisent pas pour gérer sérieusement un pays de 33 millions d’habitants.
    Au bout de cinq ans de gestion de l’équipe sortante, le Maroc se trouve très endetté, à l’international et en interne. Il a perdu 140.000 emplois alors qu’en tenant le rythme précédent, il aurait dû en gagner 200.000. Soit un total de pertes de  340.000. Ni les problèmes de l’enseignement, ni ceux de la justice, ni la lutte contre la corruption, ni l’économie de rente, ni la mal-gouvernance… n’ont été réglés. Sans parler du recul de la situation des femmes, qui est un sujet majeur en soi.
    Cinq autres années sur le même modèle de gestion… On n’ose même pas imaginer ce que seraient les conséquences.

     

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