×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

L'Edito

Choix

Par Nadia SALAH| Edition N°:4747 Le 08/04/2016 | Partager
salah_nadia_2015.jpg

La prévalence du diabète au Maroc (voir L’Economiste du jeudi 7 avril 2016) ouvre en réalité un trou béant.
Quatre exemples.
Dans les années 1960-70, Bruxelles croulait sous le beurre. Le Maroc, qui en produisait peu, commande de gros stocks pour trois fois rien. Dix ans plus tard, le prix mondial reprend son niveau normal. Hélas! Rabat n’ose pas suivre et préfère subventionner massivement. Ce qui assassine l’élevage laitier local. Il faudra des centaines de millions de dirhams et vingt ans de travail pour repartir du bon pied. Plus grave, noyées par la concurrence déloyale, l’huile d’olive et les conserves de sardines chavirent, remplacées dans les épiceries par les tartines de beurre, pas très diététiques.
Pour protéger une entreprise publique puis privatisée, la Snep, et quelques ateliers d’extrusion de plastique, on ferme les frontières. La qualité des sandales baisse, mais pas les prix (pourquoi se priver?). A la campagne, les gens pauvres marchent à nouveau  pieds nus. Les maladies parasitaires reviennent avec, entre autres, le terrible «œil blanc».
Le sucre fut subventionné si longtemps (il l’est encore) qu’il participe au diabète. Londres, malgré la puissance des industriels, a décidé au contraire de le surtaxer.
Quant à la Samir, le scandale financier cache un scandale sanitaire: le refus d’investir pour protéger les Marocains de la pollution. Six ou sept gouvernements ont gentiment fermé les yeux.
Certes, les questions de santé ne tiennent pas toutes à des décisions de politique économique mais, dans ces cas, combien de handicaps, combien de morts prématurées?
L’unique moyen de mettre fin à ce genre d’aveuglement, c’est une information précise des citoyens. A eux de juger si le jeu économique en vaut la chandelle. Pragmatiquement, jusqu’à quel point ce risque peut être pris.

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc