×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste

L'Edito

Choc

Par L'Economiste| Edition N°:838 Le 25/08/2000 | Partager

Deux milliards de barils! C'est encore les riches qui vont tous s'accaparer! Alors qu'ils baissent le prix de l'essence!Espoirs démesurés, consommation, suspicion... parfois le public accueille la bonne nouvelle avec ses vieux préjugés. Or, le pétrole découvert n'est pas très important pour transformer tous les marocains en hommes riches et repus. Mais, il est suffisamment important pour transformer leur économie, leurs administrations, leurs entreprises, leur travail. C'est un choc pétrolier; mais pas pour la consommation, pour la production. Encore faut il bien l'encaisser, car ce n'est pas automatique. Il y a eu des mannes plus importantes, avec plus d'emplois directs et de devises: proximité à l'Europe, explosion du tourisme, délocalisation, finances internationales abondantes... toutes ratées, par mauvaise gestion publique et privée. Pour profiter du pétrole, chacun doit donc adapter ses modes d'organisation.Les partis politiques génèrent les gouvernements qui vont gérer, sur des décennies, une activité complexe et internationale. Ont-ils dans leurs rangs les ingénieurs, les managers, les juristes, les polyglottes? C'est un autre jeu que traîner sur un remaniement et marchander les places de ministre pendant des mois.Pour les chefs d'entreprise, les administrations et leurs salariés, le choc pétrolier, c'est que rien ne sera plus jamais acquis: le prix est à 32 ou 10 Dollars. Demain, toutes les activités devront apprendre à vivre dans cette volatilité. Elles subiront les perturbations du pétrole comme aujourd'hui celles de l'agriculture et la sécheresse. Rotterdam pèsera autant que Casablanca, et la réunion de l'OPEP plus que celle du GPBM.Le pétrole va secouer les vanités, les avantages acquis, les paresses de gestion. C'est le plongeon pour tous dans la mondialisation. Car ce n'est pas une richesse que l'on reçoit, mais que l'on gagne. C'est l'or noir pour qui sait se salir les mains.Khalid BELYAZID

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS

Vous êtes déjà abonné à L'Economiste mais vous n'avez pas reçu vos identifiants?
Contactez-nous à l’adresse [email protected] pour les recevoir en indiquant: nom, prénom, email, entreprise, fonction et numéro de téléphone.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc