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L'Edito

Chiffres menteurs

Par Nadia SALAH| Edition N°:4886 Le 28/10/2016 | Partager
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C'est encore une de ces lois mal travaillées, malencontreusement amendées et encore plus mal votées, largement  à cause de l’absentéisme et la négligence parlementaire. Le problème c’est que c’est une loi organique. Pas n’importe laquelle, celle des finances!
Normalement, dans un pays qui se démocratise, dans un pays qui a vécu des dissensions graves dans les alliances gouvernementales, les élus auraient dû avoir à cœur de rendre plus transparents les choix politiques.  A commencer par la «Mère» de toutes les décisions politiques, la loi de finances.
Il n’en est rien. La loi organique oublie d’imposer une transparence réelle; une transparence permettant aux élus et aux citoyens d’évaluer le projet d’actions publiques que contient le budget.
Aujourd’hui la gestion des affaires économiques a un gros souci: on dépense, on recrute, on investit sans évaluer. Fatalement, on retombe sur la baisse des rendements parce qu’on agit à l’aveuglette. Pourtant, impossible d’échapper à cette évidence quand on voit que des pays partis de plus bas que le Maroc, le dépassent.
Or le cœur de ce piège est largement dans la pertinence de l’action budgétaire. Or, malgré la multiplication des documents et des chiffres, le sens n’est toujours pas au rendez-vous.
Un exemple entre mille. Le document budgétaire des ressources humaines affirme qu’il y a 5% de fonctionnaires civils par rapport à la population active.
Ce serait un exemple  mondial si c’était vrai. Mais cela ne l’est pas.
Si les chiffres voulaient vraiment être justes et sincères, il faut compter aussi les militaires et les collectivités locales. Là, on arrive à 8%.
Et si on ajoute aussi les employés du secteur public (pourquoi pas?), on a 9,6% de la population active qui est peu ou prou employée de l’Etat. Rien à voir avec un idyllique et économe 5%.

 

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