L'Edito

Champions

Par Mohamed BENABID| Edition N°:4180 Le 26/12/2013 | Partager

On croyait avoir tout vu pour les célébrations de la Coupe du monde des clubs. Tiens, les voilà qui repassent... L’équipe du Raja continue de connaître un fabuleux destin. Il est donc tout à fait naturel que le Maroc fête ses champions, fasse durer le plaisir avec, en apothéose, un geste d’une grande élégance, comme la réception royale donnée avant-hier. Les événements de ce genre, une de ces victoires comme il en apparaît que tous les 10 ou 15 ans,  ont difficilement des rivaux.
Depuis deux semaines, les thèmes liés au foot ont quitté rapidement l’univers sportif pour coloniser des champs beaucoup plus stratégiques, l’image, le moral du pays. Oui, un peu de la gloire du Raja a rejailli sur tout le Maroc et apporte autant de bienfaits, voire plus qu’une campagne promotionnelle institutionnelle. Et puis, ne résistons pas à la tentation d’entretenir notre propre promotion. Les autres ne le feront pas à notre place. On a bien remarqué comment les instances du foot européennes ont tout fait pour écraser l’événement. Le plus dur sera de gérer la suite. C’est connu, les joueurs marocains ont de réelles aptitudes techniques, mais ont  en revanche un véritable talon d’Achille: un mental assez fragile. Souvent, c’est ce qui les rend incapables  de bien gérer le succès tout comme l’échec.  Pas facile de motiver  pour des sports qui n’apportent pas toujours les promesses de bonheur universel qu’on leur attribue. Sur les poignées de joueurs qui passent à travers les mailles de la sélection et du filtrage, combien d’autres n’y arrivent pas?
La difficulté n’est finalement pas de savoir si ces talents méritent toute l’attention qu’on leur porte. La question est plutôt de comprendre comment la machine à champions marche par moments et cale dans d’autres.

 

Mohamed Benabid

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