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L'Edito

Cauchemar!

Par L'Economiste| Edition N°:3622 Le 23/09/2011 | Partager

C'est un cauchemar! Cela ne peut être qu’un cauchemar tant la déliquescence de l’ordre administratif, et politique, est devenue importante.
Quelle crédibilité accorder à un gouvernement qui prend une décision, lance l’exécution, puis l’arrête pile et fait le contraire… le tout en quelques heures de temps, dans la même soirée?!
C’est pourtant ce qu’a fait Abbas El Fassi et son équipe (si tant est que le groupe gouvernemental méritât encore le nom d’équipe!).
C’est sûr, le gouvernement ne veut pas avoir de sujets financiers dans la campagne électorale.
Le niveau de désordre budgétaire est très élevé: 20% des dépenses s’envolent en fumée, au sens littéral de l’expression, dans les consommations d’hydrocarbures, dont le pays ne produit pas le premier baril, ce qui en plus détermine un colossal déficit de la balance commerciale. Or l’unique perspective de la politique actuelle est de continuer jusqu’à la faillite générale de l’Etat.
L’Etat avait appris à soutenir remarquablement la croissance. En moins d’un mandat, cette compétence s’est évaporée, pour sombrer dans une farce, celle d’un document donné puis retiré des mains des élus, en moins d’une heure.Le prétexte de la collision de calendrier ne tient pas: ce sont des commissions différentes, qui travaillent l’une sur le code électoral, l’autre sur les finances. Le calendrier n’est donc pas responsable des revirements. Et puis, que diable, le calendrier n’a pas changé entre le matin et le soir de la même journée!
Soyons sérieux, il y a mille et une manières de résoudre le cas d’un projet déposé par un gouvernement qui ne sera peut-être plus au pouvoir au moment du vote ou de l’exécution du budget. Pourquoi alors prendre le risque de se ridiculiser en retirant physiquement le document?!
Il ne reste qu’une seule hypothèse: personne ne veut que les questions de finances publiques soient un sujet de débat public.
Les choses vont-elles si mal que ça?

Nadia SALAH

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