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L'Edito

Carottes

Par L'Economiste| Edition N°:3130 Le 16/10/2009 | Partager

Depuis quelques années, il est de coutume de présenter à chaque préparatif du budget l’état des lieux des exonérations fiscales dans une salutaire opération de démocratie économique. Jusque-là l’on découvrait l’exercice et semblait s’en contenter. Aujourd’hui les attentes sont tout autre. Les niches, il y en a autant que l’année dernière, voire plus. A la lecture des chiffres pour 2009, la chasse aux niches clamée et réclamée solennellement par le gouvernement n’a pas atteint le big bang d’économie espéré. Nous en sommes même loin: 28 milliards de DH pour cette année contre 26,9 milliards pour 2008. Leur poids est important dans plusieurs secteurs comme en témoignent les 4 milliards de DH de dérogations accordées au secteur immobilier, les 3,8 milliards de DH à l’agriculture/pêche ou encore les 2,3 milliards de DH à l’industrie alimentaire. Encore faut-il montrer que cette puissance de feu fiscale a un impact économique. Le système actuel donne du coup l’impression de montrer ses limites. Ce qui est gênant avant tout c’est cette incapacité à jauger l’opportunité de dérogations votées souvent à l’issue d’intense lobbying parlementaire ou sectoriel.Les arbitrages ne sont hélas pas suffisamment débattus au Parlement et au passage ce sont les impératifs de justice fiscale qui trinquent. Le contribuable lambda a le droit de protester lorsque lui supporte plein pot les frais de scolarité de ses enfants pendant que l’industrie X, la corporation Y ou le groupement Z ont droit à des égards fiscaux pour des résultats économiques hypothétiques. Il ne s’agit nullement d’exiger que le robinet de ces dérogations soit fermé. Mais simplement de vérifier que ces carottes vont bien à ceux qui le méritent.Mohamed BENABID

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