×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    eleconomiste

    eleconomiste
    L'Edito

    Capitaliser

    Par L'Economiste| Edition N°:2576 Le 24/07/2007 | Partager

    NOTRE enquête sur l’état de la gouvernance locale dans la région de Casablanca fait apparaître un phénomène dont on néglige peut-être l’utilité. De quoi s’agit-il au fond? Les trois échelons locaux ont une charte (et non de simples lois) donnant des pouvoirs identiques à chaque acteur local: pas de hiérarchie préétablie, pas de partage a priori des tâches… Tout le monde peut tout faire. Les textes refusent de départager les compétences des uns et des autres. C’est le désordre, voire la paralysie assurée, annoncent les analystes qui, précisément, ne sont pas sur le terrain tous les jours. Comment ne pas leur donner raison? Pourtant… ça marche. «Nous avons mis au point notre propre système de fonctionnement», disent les opérationnels. Cette mise au point est le fait des partenaires eux-mêmes, élus communaux, de la ville et régionaux. L’Etat n’intervient pas. L’obligation de s’entendre est une dépense d’énergie qui aurait pu être évitée avec une loi rigide et organisatrice, certes, mais cette indépendance dans l’organisation est aussi une importante manifestation de liberté pour les pouvoirs locaux.Le législateur en donnant les mêmes pouvoirs, les plus larges, à chacun savait donc parfaitement que les utilisateurs de la charte des collectivités locales éviteraient d’aller à la crise. Le législateur a parié que les acteurs chercheraient à s’entendre dans un contexte où toutes les configurations sont possibles, y compris celle de faire du cas par cas. Il a eu raison puisque c’est exactement ce qui s’est passé.Une fois bien intégrés les principes de fonctionnement de cette bizarrerie politique qu’est l’organisation locale, notre analyste contestataire comme notre élu pragmatique ne sont pas au bout de leur peine. En effet, un savoir-faire et un savoir-être se sont créés dans la gestion locale, mais si personne ne capitalise ou ne conceptualise ces savoirs, ils seront perdus pour la prochaine génération des élus.Nadia SALAH

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      communi[email protected]

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc