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L'Edito

Capital humain

Par Nadia SALAH| Edition N°:5449 Le 08/02/2019 | Partager
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C'est reparti avec la grippe et la viande. Peu de gens croient aux communiqués officiels. C’est comme ça partout dans le monde: officiel correspond à «menteur».

La nature humaine adore les contes et rumeurs. Il leur faut quatre facteurs: le sexe, l’argent, la dissonance cognitive (ex. le médecin tueur, qui fait donc le contraire de son métier) et le pouvoir.

Pas de sexe dans la grippe, tant pis. L’argent, le pouvoir et la dissonance y sont. Cela suffit. On en a la preuve tous les jours. Parce que c’est délicieux, impossible de combattre les rumeurs et les contes de fées ou de sorcières, même dans l’intérêt de ceux qui les écoutent et y croient.

Pourtant, il est facile de garder le plaisir des rumeurs tout en protégeant les gens contre la crédulité… en informant, informant, et encore en informant. Ce qui ne veut pas tout à fait dire «communiquer».

Les populations baignant dans l’information, que font-elles de mieux que les autres? A peu près tout.

- Les populations informées engendrent en nombre suffisant des leaders performants – ce qui est différent de «leader démocratique»;
- Elles développent la qualité de la gestion institutionnelle;
- Elles réduisent les gaspillages d’argent autour d’elles;
- Elles économisent le temps et l’énergie pour atteindre les mêmes objectifs;
- Elles indexent systématiquement les réalisations et progrès en limitant les risques de retour en arrière; elles améliorent le suivi des opérations publiques et privées;
- Elles saisissent mieux les opportunités, pour elles et pour la communauté;
- Les populations qui ont un accès égal à l’information réussissent mieux que les autres à réduire les inégalités;
- Elles accélèrent le processus d’accumulation des compétences du capital humain;
- Elles améliorent la qualité de ce capital humain.

En un mot, elles parviennent le plus souvent à installer un cercle vertueux d’amélioration de leur sort. En plus, elles sont respectées par leurs gouvernants.

 

 

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