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    Par L'Economiste| Edition N°:4426 Le 23/12/2014 | Partager

    Quand on réunit des banques avec des PME, on peut être sûr que les entrepreneurs vont dire que les banques ne les financent pas assez et les banquiers que les entreprises ne sont pas assez sûres. Le scénario est bien rodé: il n’en sort rien d’intéressant. Rien d’intéressant et surtout rien d’opérationnel. Rien pour changer la donne.
    Sur le fond, qu’est-ce d’autre qu’un dialogue de sourds, entre gens incapables de parler la même langue, par-dessus le marché?!
    Or, et premier point, voilà que nos deux partenaires, banquiers et entrepreneurs se plaignent d’un même mal: la rareté des collaborateurs compétents, rapidement opérationnels, pour surmonter l’incompréhension.
    Deuxième point: ceux qui investissent en Afrique ont souvent la bonne surprise de trouver des cadres dont l’adaptabilité est plus rapide que celle de leurs collègues marocains. Il ne s’agit pas là des meilleurs des différents systèmes, mais de comparer ceux qui sont dans le milieu du tableau scolaire; ni les pires, ni les meilleurs.
    Sur ce milieu de tableau, il faut reconnaître que le Maroc a du mal, beaucoup de mal. Plus de mal que bien de pays où il a décidé d’investir. Ici, la formation donne des jeunes ayant des difficultés à maintenir dans le temps une procédure correcte. Ailleurs, souvent, on n’en parlera même pas car ce savoir-faire fait partie des acquis de base.
    A peine plus complexe: à leur sortie d’école, une partie des futurs cadres moyens du Maroc rencontreront des difficultés pour adapter une procédure à un léger changement de contexte.
    Ces deux points ont l’air d’être anodins, pourtant ce sont ceux-là qui détermineront si une entreprise aura ou pas une possibilité de maintenir son niveau d’exigence puis, de dialoguer efficacement avec son environnement. A commencer avec les règles que doit suivre un banquier. Que d’économies de temps et de stress ferions-nous si l’école voulait bien s’occuper de cela!
    Nadia SALAH

    Nadia SALAH

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