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    L'Edito

    Calcutta

    Par L'Economiste| Edition N°:3682 Le 21/12/2011 | Partager

    Lorsqu’il était wali de Casablanca, Driss Benhima avait déclaré que cette ville devait choisir entre Barcelone et Calcutta. Les élus de la ville ont résolument choisi… Calcutta, la Calcutta d’il y a 20 ans!
    Casablanca, capitale économique, plus grande ville du pays étouffe sous le désordre et la désorganisation. Elle est devenue une cité polluée à l’extrême, peuplée de chantiers dont l’intérêt est douteux, qui s’ouvrent et se ferment sans que nul ne sache à quoi ils servent… si ce n’est à accroître la poussière et le désordre. Et peut-être aussi à remplir quelques poches!
    Les élus de la ville ont-ils déclaré la guerre aux Casablancais et décidé de leur pourrir la vie?!
    La capitale n’est même pas dotée d’un plan de circulation rationnel et cohérent, appliqué et qui soit connu.
    On crée à tous les niveaux, les conditions de l’illégalité. Puis on la combat. Alors que seule une poignée d’initiés savent ce que contient le projet d’urbanisme pour en profiter outrageusement. Le projet de tramway lui-même vire au scandale. Pendant des mois, le chantier bloque des avenues entières, se moquant ouvertement de l’intérêt des habitants.
    Or, on sait déjà que le tram, dans un an, dans deux ans ou dans trois ans… quand enfin il fonctionnera, sera bien incapable de résorber le surplus de désordre qui est déjà en train de s’ajouter. Pendant ce temps, le Conseil de la ville se dispute sur des points de procédure, lesquels ne sont en fait que des questions d’intérêts personnels. Les Casablancais doivent comprendre que leur bulletin tient le sort de la ville et refuser de donner leur voix à n’importe qui.
    Le problème de Casablanca devrait être pris en charge à l’échelle nationale par l’administration centrale, comme le furent longtemps Paris ou Berlin…
    On ne peut admettre que l’irresponsabilité continue à disposer à sa guise du cœur économique du Maroc. Ici, l’intérêt national est en jeu.

    Abdelmounaïm Dilami

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