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L'Edito

Byzance

Par L'Economiste| Edition N°:2659 Le 26/11/2007 | Partager

Ils sont là, par dizaines, agglutinés sur la place publique, les mains gercées par le froid, le visage marqué par leur condition, l’air pitoyable. Ils vendent des bidules chinois à même le sol. Et dès qu’un gyrophare se pointe, ils détalent, leur baluchon sur le dos à la recherche d’un porche qui les abritera de la vindicte policière... Ils habitent dans des baraquements lointains, fief de tous les sans-papiers. Ils pleurent leur Maroc perdu et leurs espoirs d’un avenir meilleur. Ils ont cru pouvoir faire «fortune» et revenir (ou pas) au bled, avec un petit pécule pour (re)démarrer ainsi que le pointe le dernier rapport européen sur les migrants de retour au Maghreb (voir page 22). Pipeau! Tout n’est qu’amère désillusion. Alors, il y a ceux qui reviennent de leur propre gré parce qu’ils ont compris qu’ils n’avaient pas de place et ceux qui sont contraints au retour parce qu’ils ne pourront jamais se faire une place. Ça, c’est le quotidien des centaines de nos concitoyens qui ont vu leur «taliane dream» échouer sur le parvis du Duomo, la plus majestueuse cathédrale de Florence. Ils sont là dans l’attente d’une régulation qui ne viendra pas. Alors, devant tout ce gâchis et cette misère, nous avons envie de dire: Halte aux marchands de rêves, aux briseurs de vies! l’Italie, l’Espagne, la France, l’étranger, ce n’est pas Byzance! Tout le monde n’y a pas sa chance. Le Maroc grandit, s’industrialise à outrance, se reconstruit. Le Maroc a plus que jamais besoin de sa main-d’œuvre, au lieu de faire appel aux Chinois pour bâtir. L’INDH, le microcrédit, la microentreprise, les fonds étrangers sont là pour toutes les initiatives. Certes, ce n’est pas non plus Byzance mais c’est leur pays, notre pays, et si on le fuit, on le donne quelque part aux autres.Alors peut-être que les autorités pourraient aussi y mettre du leur et utiliser les ondes radio pour éviter ces départs meurtriers dans tous les sens du terme, comme elles le font pour la lutte contre la mendicité, ou le respect du civisme. Construisons notre Byzance.Radia LAHLOU

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