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L'Edito

Bien commun

Par L'Economiste| Edition N°:4175 Le 19/12/2013 | Partager

 En insistant à juste titre que tout doit être fait pour maintenir les grands équilibres macroéconomiques, le gouverneur de la banque centrale (voir nos développements en page 6) rappelle les politiques à leurs responsabilités. La discipline budgétaire est un bien commun acquis au prix de plus de deux décennies d’efforts et de mesures douloureuses d’assainissement. A ce titre, elle devrait faire l’objet d’un minimum de consensus entre les forces susceptibles d’être appelées à gérer les affaires publiques.
La question n’est pas de savoir s’il existe un bon ou un mauvais déficit, mais de s’assurer que l’Etat ne vit pas au-dessus de ses moyens. Avec le recul, on sait maintenant que laisser filer la dépense publique en misant sur une hypothétique relance par la demande ne marche pas à tous les coups. Mais cela ne semble guère décourager les partisans du multiplicateur keynésien encore influents dans nos partis politiques.
Bien sûr que l’Etat doit continuer à investir dans l’infrastructure et les services publics, nécessaires pour accompagner le développement du pays. Mais il doit surtout s’interroger constamment sur l’efficacité des politiques publiques et ne pas hésiter, quand il le faut, à réduire la voilure de certaines dépenses, à défaut de les réaffecter. Le pire des situations serait de rester dans le confort qui consiste à ne pas toucher dans la dépense structurelle (par crainte de conséquences politiques) en allant chercher toujours de nouvelles recettes au passage hypothétiques, dans un contexte de ralentissement de la croissance. A un moment, la vache laitière ne pourra plus assurer.

Abashi SHAMAMBA

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