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    Par L'Economiste| Edition N°:2763 Le 24/04/2008 | Partager

    La question de l’administration pénitentiaire demeure posée. Quelque 60.000 personnes sont actuellement en prison, dont près de la moitié sont en détention préventive.Cette proportion montre un grave problème dans la gestion de ce pouvoir exorbitant placé entre les mains du ministère public.Plus encore. Les dernières affaires ont révélé qu’en fait toute la politique pénale du pays est battue en brèche par la manière dont est gérée la question pénitentiaire au Maroc. En effet, la sanction pénale a deux objectifs principaux, plus un objectif accessoire. En premier, la sanction réprime l’auteur du délit. En deuxième lieu, elle met hors d’état de nuire un individu constituant un danger pour la société. Accessoirement, la sanction pénale donne une leçon aux autres de manière à les dissuader de suivre le même chemin que le délinquant.Or, telles que les choses sont actuellement gérées par l’administration, ces objectifs sont totalement oubliés. A l’intérieur des centrales, les détenus sont livrés à eux-mêmes. C’est la loi de la jungle. On peut y faire des affaires juteuses, paraît-il. On peut entrer et sortir… Et il y a même eu le cas de ce délinquant qui a introduit sa petite amie pendant quelques jours! Le grand banditisme et les islamistes emprisonnés continuent leurs activités… à l’abri de la police! Mieux encore, il est de notoriété publique que les prisons sont de véritables écoles du banditisme. C’est d’ailleurs ainsi que le milieu nomme le pénitencier: «l’madrassa».Peut-on mieux décrire la déliquescence?!Le silence actuel du gouvernement et du ministère de la Justice est un aveu d’impuissance. Il ne s’agit pas ici d’appeler à une répression plus sévère, car là n’est pas le problème. Il ne s’agit là que d’une meilleure gestion du secteur, de sorte que la prison joue son rôle répressif et également son rôle éducatif, et de rattrapage quand cela est encore possible.Abdelmounaïm DILAMI

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