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  • L'Edito

    Avenue grandiose

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5308 Le 05/07/2018 | Partager
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    Profitant de sa proximité avec des activités économiques intéressantes, ce gros bourg, pas encore petite ville, a grandi vite. Preuve politique de sa réussite, un conseil municipal, dans un grand bâtiment. Sa mémoire de douar rural est là, toute fraîche.

    On le voit au style des maisons quelle que soit la richesse de leur propriétaire. Les rues: les lampadaires sont rares et le goudron aussi. Le tout est propre, les élus et les fonctionnaires de la commune font bien leur travail.

    Alors qu’est-ce qui ne va pas? En fait, il y a quelque chose qui va trop bien: une très large avenue super-goudronnée, super-éclairée d’une double et dense rangée de lampadaires. Des employés de la commune croient qu’ils ont coûté 60.000 DH pièce.

    Mais personne n’en sait rien puisque les comptes de la commune ne sont pas accessibles et que nul ne va aux séances du conseil pour savoir ce qui s’y décide pour la collectivité.

    Fallait-il à notre presque-ville cette grande avenue de parade déserte qui ne tente que des joggeurs? On y fera une inauguration grandiose, se promettent certains, pour faire parler de la ville.

    Pour cette localité-là, le jeu est fait. Mais pour les dizaines d’autres petites villes qui poussent partout, pour les grandes villes bien installées de longue date, il y a tout le temps des projets. Les municipalités ont des moyens, même si elles ont bien plus d’idées de dépenses que d’argent à dépenser.

    Alors comment éviter la grandiose avenue de parade quand on manque de rues goudronnées? Ne rêvons pas: l’emprise des «échanges de bons procédés» est telle que les projets de budget ne deviendront pas accessibles de sitôt.

    Il reste à faire ce que demande la Constitution: la démocratie directe. On a la technologie qu’il faut pour ceux qui veulent choisir où mettre l’argent de leur commune. C’est bien plus efficace que de nourrir haine et châtiment.

     

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