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L'Edito

Avance

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5890 Le 24/11/2020 | Partager
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S'il s’invite régulièrement dans l’agenda gouvernemental, le sujet de moralisation de la commande publique ne prend toujours pas des orientations apaisées. L’ICPC (la fameuse instance anti-corruption) a mené des actions de pédagogie, l’OCDE aussi et dans les cas extrêmes, il est possible de s’appuyer sur les rapports de la Cour des comptes et leurs cartons rouges.

Et pourtant cette fois, il y a bel et bien un argument singulier: les montants en jeu. Pour ceux qui douteraient encore des vertus macroéconomiques de la commande publique, les prévisions inscrites pour 2021 atteignent 230 milliards de DH, soit 20% du PIB! Beaucoup d’argent en perspective même si les fournisseurs sauront raison garder compte tenu du décalage fréquent entre prévisions, engagements et décaissements!

Sous peine de voir des soumissionnaires écartés sur des offres pour des critères autres que la rationalité économique ou la compétitivité, c’est encore une fois sur le chemin qui reste à parcourir en matière de transparence que beaucoup va se jouer. D’évidence ce critère peut paraître trivial. En réalité, il reste crucial, dans la mesure où les arrangements lorsqu’ils existent sont difficiles à prouver, les entreprises victimes hésitant à dénoncer de peur de représailles.

La réglementation des marchés publics a évolué et l’arsenal juridique pour les dispositifs de vigilance a été étoffé. L’un des effets spectaculaires des réformes porte d’ailleurs sur la création de la commission nationale de la commande publique. Celle-ci peut être saisie pour s’expliquer sur les critères retenus dans certaines adjudications. 

C’est un premier pas dans la marche de la compétition fair-play et il s’impose tant vis-à-vis des contribuables que des candidats écartés. Mais on le sait, les réseaux de corruption sont imaginatifs et finissent souvent par prendre de l’avance sur les réglementations.

 

 

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