×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

L'Edito

Autruche

Par L'Economiste| Edition N°:1158 Le 05/12/2001 | Partager

Les impôts! Sujet passionnel parce qu'il touche le portefeuille naturellement. Mais pas seulement pour cela. Les chiffres révélés par Oualalou choquent: très peu de contribuables à l'IGR et pour l'essentiel des salariés. Très peu de contribuables aussi à l'IS, renchérissent les présidents d'association professionnelle, et pour l'essentiel des grandes entreprises. Quid des autres?Le ministre défend le système en disant qu'il est bon, moderne… Ses auditeurs rigolent ou protestent. Tous ont raison: sur le papier, le système est correct; sur le terrain, il prête à rire, quand il ne suscite pas amertume ou colère. Les agents économiques ont à gérer la mise à niveau, à se soumettre à la loi sur la concurrence… alors qu'en face d'eux, la déloyauté commence par l'inégalité devant l'impôt. Inégalité organisée par la faillite du système de contrôle et perpétuée par des taux trop élevés. A cause de ces taux, des contribuables et des contrôleurs, pas tous mais toujours trop, sont poussés ensemble vers la fraude. Les meilleurs discours sur l'esprit civique ne changent rien à cette donnée de base.Est-il normal que le jeune stagiaire d'une entreprise moderne soit dans la catégorie des très gros revenus et que cette entreprise doive payer son IGR en conséquence? Non bien sûr. C'est pénaliser le recrutement des jeunes diplômés en pénalisant les entreprises modernes.En un mot comme en cent, les taux sont beaucoup trop élevés. Cependant, face à toute idée de baisse, il y a la peur panique de l'administration de voir se réduire ses sources de revenu, si un élément de la recette est touché et ce, contre tous les enseignements des expériences faites dans le monde avec la baisse des taux. Pourtant, il faudra bien finir par poser les vrais problèmes et arrêter de jouer à l'autruche.Nadia SALAH

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc