×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

L'Edito

Au quotidien

Par L'Economiste| Edition N°:1267 Le 13/05/2002 | Partager

C'est dans les poubelles que commence la démocratie, et non pas dans les discussions de salon et colloques de palace, comme le croient nos élites politico-intellectuelles. La récente injonction du wali de Casablanca aux élus locaux est significative. Etre élu c'est bien, mais pourquoi? La propreté de la rue est la base de la vie en commun, et si le citoyen ne voit pas le retour de son vote local devant sa porte, il ne verra pas l'intérêt pour sa vie quotidienne, d'un vote national, du Parlement et de toute la démocratie, fragile et chèrement acquise.Bien sûr, ce citoyen est parfois rebelle à la discipline, salissant 5 minutes après la rue nettoyée. Mais le rôle de la classe politique c'est aussi l'instruction civique, l'éducation au respect de la rue et du quartier. Les partis nationalistes avaient commencé ainsi dans les années 30, avant de prêcher l'indépendance et la démocratie. Les militants n'avaient que leur voix et leur conviction et aucun des moyens de communication de masse. Se pose également un problème de compétence. Nettoyer une ville, évacuer ses égouts, distribuer l'eau et l'électricité sont des métiers spécialisés que les élus ne peuvent plus exercer. Les communes de Rabat, Tanger et Fès, qui ont concédé, sont aujourd'hui propres alors que l'on croyait la saleté et la puanteur de nos rues une fatalité. Demain, le modèle de concession peut être étendu à la santé publique, à l'école, aux loisirs, à la circulation, à la sécurité… aujourd'hui défaillants dans nos villes, mais qui ne sont que des services publics. Les élus garderaient l'orientation par les cahiers des charges et les contrôles, et surtout rétabliraient le regard humain et le contact quotidien au citoyen, qui en manque tant.La démocratie sortirait renforcée, à condition de jeter quelques tabous à la poubelle. Khalid BELYAZID

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc