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    ZLE: 700 millions de consommateurs en 2010

    Par L'Economiste | Edition N°:421 Le 13/01/1999 | Partager

    Un gigantesque marché de près de 700 millions d'habitants sans barrières douanières ni décalages législatifs, tel est l'objectif assigné à la zone de libre-échange (ZLE) entre l'Europe et ses partenaires méditerranéens.

    Le gâteau est très appétissant. Un gigantesque marché de plus de 695 millions de consommateurs, voilà de quoi faire saliver tous les chefs d'entreprise. Seulement, il faudra attendre 2010 pour que tous les ingrédients soient mis en place. C'est en effet l'échéance que se sont fixés les 27 partenaires méditerranéens pour l'établissement d'une zone de libre-échange (ZLE) autour du Bassin de la Mare Nostrum. Celle-ci sera mise en place progressivement grâce aux accords d'association négociés entre l'UE et ses partenaires méditerranéens. Ces accords devront ensuite être complétés par d'autres entre les riverains du Sud eux-mêmes. Objectif: établir progressivement des unions douanières afin de parvenir dans un délai de 12 ans au maximum à un marché unique de part et d'autre de la Méditerranée, garantissant la libre circulation des biens et des capitaux.
    Les industriels des pays du Sud regardent cette ouverture non sans quelques appréhensions. Le marché européen étant depuis longtemps accessible de façon préférentielle aux produits manufacturés du Sud, la zone de libre-échange ne serait-elle pas en fin de compte qu'une ouverture de leurs marchés aux produits européens?
    Devant une telle concurrence, il est clair que les moins compétitifs devront disparaître. Et ceux qui y survivront n'en seront que plus forts. Plus généralement, le libre-échange est supposé avoir un effet dynamisant sur l'économie des plus pauvres et renforcer la compétitivité de leur tissu industriel. Il est aussi censé exercer un effet d'appel sur les Investissements directs étrangers, aguichés par le marché.
    Si le contenu des accords euro-méditerranéens d'association varie d'un partenaire à l'autre, certains éléments communs existent. Ainsi, tous les accords prévoient que l'instauration du libre-échange sera réalisée en conformité avec les dispositions de l'OMC, après une période de transition. Les droits de douane sur les exportations européennes de produits industriels vers un partenaire seront progressivement éliminés pendant cette période. Quant aux partenaires, ils peuvent déjà exporter ces produits vers l'UE en franchise de droits de douane. Les échanges de services et les dispositions sur les marchés publics seront progressivement ajustés et celles concernant la concurrence, les aides d'état et les monopoles revues. Un régime particulier est prévu pour les échanges de produits agricoles. Il sera mis en oeuvre par l'application de l'accès préférentiel au marché sur une base réciproque prenant comme point de départ les flux de commerce traditionnels, la situation devant être réexaminée après le 1er janvier de l'an 2000.
    "Les effets bénéfiques du libre-échange devraient être amplifiés par d'autres mesures d'accompagnement tels que le cumul des règles d'origine, l'homologation des normes et standards, la libéralisation des marchés publics qui permettront au secteur privé d'utiliser davantage les possibilités commerciales fournies par l'accord", résume M. Bernard Philippe, responsable de l'unité Mashreq et Israël à la Commission.
    Pour l'heure, seules les exportations industrielles de l'UE en Turquie, Israël et l'Autorité palestinienne bénéficient d'un accès sans droits de douane. Le démantèlement tarifaire pour Malte, Chypre et la Tunisie a commencé. Il débutera pour les autres partenaires, dont le Maroc, dès que l'accord entrera en vigueur.

    Ghassan KHABER

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