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Economie

Zemrani: «La réforme du haj»

Par L'Economiste | Edition N°:2593 Le 22/08/2007 | Partager

. Le président de la Fédération national des agences de voyages du Maroc fait la promo de son système. Mal accueilli au début, il est de plus en plus écoutéLe très contesté président de la FNAVM remonte au créneau avec une nouvelle proposition pour l’organisation du haj: libéraliser et laisser parler le marché. Le projet que Zemrani «a bien l’intention de faire adopter par l’Etat» met en compétition les agences, mais protège moins le consommateur.. L’Economiste: Quels sont les principaux problèmes que pose l’opération de répartition des quotas?- Fouzi Zemrani: La répartition des quotas est une opération fastidieuse qui, chaque année, fait un grand nombre de mécontents. Dans les années 90, il y avait peu de demande sur le haj et, souvent, les agences n’arrivaient même pas à commercialiser leur quota. Le quota était en fait donné à toute agence le réclamant sans aucune contrainte, si ce n’est un cahier des charges que l’agence promettait de respecter.Depuis 2000, la demande s’est accrue et le quota octroyé au Maroc par l’Arabie saoudite ne suffit plus. Aussi la répartition a dû se faire sur la base de critères contraignants afin de sélectionner les meilleurs prétendants. Cette méthode n’a jamais été acceptée par les voyagistes et surtout par ceux qui étaient éliminés: ils se sentent lésés. Les agences veulent que ce soit un examen qui retient toutes celles qui répondent aux critères, pas un concours qui sélectionne les meilleures. Elles crient toutes à l’injustice. Chaque année, les réclamations fusent, les interventions s’intensifient et la fédération ainsi que les associations d’agences de voyages frôlent l’implosion. La majorité des membres des associations régionales et, par conséquent, les administrateurs de la fédération, ne sont élus que pour «assurer le quota» de toutes les agences. On ne les juge que sur le quota attribué, les autres chantiers, pourtant prioritaires, sont tout simplement délaissés et ceci est dangereux pour l’avenir de la profession. . Quel enjeu y a-t-il derrière l’organisation du haj?- Depuis 2002, la demande sur le haj dépasse l’offre. Le pèlerin ne rechigne pas à payer pourvu que la prestation suive. De plus, nous assistons d’année en année à une demande de plus en plus exigeante où les clients réclament un confort particulier et des prestations de qualité.Et ceci n’est pas spécifique au Maroc. Les prix ont ainsi flambé, et comme cette opération a lieu une fois par an, avec un maximum de 90 pèlerins par agence, la marge de celle-ci est conséquente et permet à une petite structure de vivre toute l’année.. Les autres activités touristiques ne sont pas aussi rentables?- Les autres activités touristiques sont aujourd’hui réalisées par une minorité d’agences de voyages. Il n’y a pas de place pour les nouveaux entrants. Les agences qui ne font que la billetterie ne peuvent plus couvrir leurs frais, la commission étant réduite à sa plus simple expression (1%) et les frais de service sont insuffisants. La Omra, cette branche du tourisme religieux, est aujourd’hui complètement verrouillée par les TO saoudiens, et les agences marocaines ne peuvent pas suivre à moins d’avoir beaucoup de trésorerie. De plus, les conditions ne protègent pas les agences étrangères qui, pour un rien, risquent de perdre beaucoup. Il faut à ce jour une caution de 300.000 DH , payer les billets un mois avant le départ et être tributaire d’un visa qui peut être refusé à la dernière minute pour un oui ou un non. En fait, les agences se bousculent pour faire le haj, car elles n’ont pas d’autres alternatives.. D’où vous est venue cette idée de «libéralisation»?- La proposition s’est imposée à moi, car j’y étais acculé par la difficulté de répartir les quotas, exercice tenant plus de la quadrature du cercle que de la logique. Aux yeux de tous, le président de la FNAVM est le seul responsable. Cette réforme n’était pas envisageable les années précédentes, les pèlerins n’étant pas connus, il n’y avait donc aucune limite. Aujourd’hui, avec les tirages au sort préalables, c’est possible. J’ai ensuite exposé la proposition à mon bureau puis à un grand nombre de confères, qui l’ont trouvée judicieuse, mais irréalisable. Car, d’après eux, l’administration n’en voudra pas. Je ne partage pas cette conclusion rapide. Je l’ai exposée lors de notre dernier conseil d’administration à Casablanca et elle a retenu l’attention des administrateurs qui l’ont jugée utile et digne d’être partagée et discutée. C’est ainsi que, le 30 juillet, j’ai rencontré les professionnels de Marrakech, Safi, El Jadida, Khouribga, Béni Mellal, Ouarzazate et Agadir . Le 2 Août, j’ai pu la présenter aux Meknassis, Fassis et quelques Oujdis et, enfin , le 9 août, je l’ai débattue avec les professionnels de Casa , Rabat et Tanger . Autant mes premières rencontres ont été laborieuses: peur de toute nouvelle réforme, réserves, etc., autant la dernière présentation, qui avait tenu compte des remarques des autres régions, a rencontré l’approbation de tous ceux qui se sont donnés la peine de se déplacer.Propos recueillis par Ichrak MOUBSIT

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