×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    World Economic Forum
    L’Amérique peaufine son offre pour le monde arabe

    Par L'Economiste | Edition N°:3394 Le 29/10/2010 | Partager

    . La déléguée et le sous-secrétaire d’Etat au Commerce extérieur en VRP . La promotion de l’entreprise sociale, le nouvel enjeuToutes les occasions sont désormais bonnes pour l’administration américaine de tendre la perche au Monde arabe et musulman. Le Forum économique mondial pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord qui s’est tenu jusqu’au 28 octobre à Marrakech en est une. En plus des experts de différents départements de l’administration américaine, la déléguée au Commerce extérieur, Miriam Sapiro, et le sous-secrétaire d’Etat à l’Economie et au Commerce extérieur, José W. Fernandez, ont multiplié les rencontres «b to b» pour convaincre leurs interlocuteurs de la volonté de leur gouvernement de franchir un nouveau palier dans ses relations avec le Monde arabe et musulman. Dans son discours prononcé en juin 2009 au Caire, le président Obama s’était engagé à tenir un Sommet de l’entreprise dont le but est «d’accroître et de renforcer les relations entre les principaux acteurs du monde des affaires, les fondations et les chefs d’entreprises aux États-Unis et leurs homologues des communautés islamiques de par le monde». Ce Sommet a fait date. D’abord parce que la vision des Etats-Unis de ce monde a complètement changé. Un monde dont Obama dit que «c’est de l’innovation au sein des communautés musulmanes que nous viennent l’algèbre, le compas et les outils de navigation, notre maîtrise de l’écriture et de l’imprimerie, notre compréhension des mécanismes de propagation des maladies et des moyens de les guérir». Ensuite, il a permis de recadrer les relations selon les intérêts des uns et des autres. Les messages des différents VRP américains présents à Marrakech tournent autour de la promotion de l’entreprise économique et sociale dans le monde, au cœur de la politique économique et de développement à l’étranger de l’administration Obama. Preuve en a été donnée à Marrakech quand, sur demande de Fernandez, le patron de la CGEM, Mohamed Horani a donné son accord de principe pour que le Maroc accueille en 2011 le Sommet Etats-Unis/Afrique du Nord de l’entreprise, après la première édition prévue en décembre prochain en Algérie. De toute évidence, comme aime à le répéter Horani, «les entreprises marocaines sont pour le développement des relations économiques dans le Maghreb et une intégration régionale, au-delà de la mauvaise conjoncture politique».Avec la représentante déléguée au commerce extérieur américain, Horani a également discuté des actions qui permettent de tirer un profit mutuel de l’ALE. Entre autres pistes, la mise en place d’une ligne maritime directe entre les Etats-Unis et le Maroc ou via des combinaisons à même de réduire les délais de transferts de marchandises, qui dépassent aujourd’hui les 20 jours. Il a été également question de mettre en place des process à même de pallier les problèmes liés plus à la structure de l’économie et l’entreprise marocaines. Pour cela, Sapiro et Horani ont évoqué l’idée qui favoriserait la création de joint-ventures, permettant ainsi aux entreprises américaines de produire au Maroc pour leur marché et le reste du monde. Les PME américaines, non exportatrices, seraient amenées à tenter la nouvelle expérience dans le pipe. A terme, confie le président de la CGEM, «amener les entreprises américaines à faire du Maroc une plateforme d’exportation pour l’Afrique et le monde arabe surtout». D’où peut-être la nécessité de tout miser sur le prochain sommet Etats-Unis/Afrique du Nord du Maroc.


    Schwab fâché

    Cela se murmurait dans les couloirs: le fondateur du WEF est fâché des désordres de programmation que lui valent la coopération avec les pouvoirs publics marocains: Premier ministre engagé puis décommandé, retard des ministres prévus à l’ouverture… des avanies dont les Marocains s’accommodent tout en les critiquant vertement, mais qui font tâche dans les collaboration avec les partenaires étrangers.Jusqu’à la séance de clôture, rien n’a transpiré. Lors de cette séance, l’usage est que le fondateur et président exécutif du WEF, Klaus Schwab, tire les conclusion en une petite dizaine de minutes. Certes la salle est souvent au trois quart vide: les participants partent dès le matin du dernier jour. Il n’empêche que la tradition est là… sauf à Marrakech, hier. Le Dr. Schwab n’est pas venu tirer ses traditionnelles «closing remarks». «Il devait reprendre l’avion» ont dit officieusement ses proches. Personne n’y a cru.B. T. & B. B.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc